Résultats 2013 : Axa en ligne pour son plan “Ambition 2015” (Vidéo)

Axa vient de publier des résultats en hausse pour l’exercice 2013, en ligne avec son plan stratégique “Ambition 2015”. L’assureur français souhaite désormais se consacrer à la transformation digitale de son activité et de ses métiers et continue sa progression en Asie.

Axa enregistre pour l’exercice 2013 une hausse de son chiffre d’affaires de 2%, à 91Mds d’euros et une progression de 10% de son bénéfice net, à 4,5Mds d’euros, grâce notamment à des plus-values enregistrées lors de cessions. L’assureur français voit son résultat opérationnel augmenter de 14%, à 4,7Mds d’euros. “Le bilan est solide comme en témoigne notre ratio de Solvabilité”, explique Henri de Castries, PDG du groupe. (Le ratio de solvabilité I d’Axa s’est établi à 221% à fin 2013, en baisse de 12 points par rapport au 31 décembre 2012). De son côté, le ratio combiné atteint 96,6%, contre 97,7% en 2012, avec l’objectif d’atteindre les 96% en 2015.

Le groupe a également revu à la hausse ses ambitions en terme d’endettement (fixées à 25% pour 2015). Arrivé à 24% pour 2013, Axa souhaite maintenir le ratio d’endettement entre 23% et 25% au même horizon. Toujours dans la lignée de son plan stratégique, le groupe s’est fixé un objectif de réduction des coûts (1,7Md d’euros d’ici 2015). Fin 2013, Axa a déjà réalisé près d’1,2Md d’euros de gains de productivité, dont 400M sur l’exercice.

Progression asiatique et ambitions africaines

Quelques heures après avoir annoncé la finalisation du rachat de 50% de l’assureur dommages chinois Tian Ping, Axa se félicite de son implantation dans “l’Empire du milieu”, indiquant être le premier assureur non-chinois sur le marché local. L’enseigne, également présente sur le territoire en assurance-vie, via une coentreprise avec la banque ICBC, revendique être aujourd’hui le 10e assureur de la place.

“Nous avons pratiqué une meilleure gestion du portefeuille dans les pays mûrs”, explique Henri de Castries. “Nous avons fait 8Mds d’euros de vente dans ces pays et réinvesti 5Mds dans les pays émergents”, précise ce dernier. Ainsi, l’assureur poursuit son développement en Amérique Latine, notamment au Mexique, mais aussi au Brésil où il souhaite investir 100M d’euros sur les 3 prochaines années pour y développer le segment des “commercial lines”.

Enfin, si le groupe se montre “plus réservé qu’il y a quelques années” sur les possibilités de croissance en Europe Centrale et sur les pays de l’Est, Henri de Castries souhaite poursuivre ses efforts sur le Magrheb ou encore l’Afrique, où l’assureur souhaite accélérer son développement comme il l’explique das l’interview ci-dessous.

A la conquête des entreprises

Sur les différents métiers du groupe, concernant d’abord la gestion d’actifs, Axa affiche une collecte nette positive à 8Mds d’euros (positive à 12Mds d’euros chez Axa Investment Managers mais négative à -4Mds d’euros pour la filiale américaine Alliance Bernstein). Pour l’activité vie, épargne et retraite, le chiffre d’affaires du groupe est en hausse de 1%, à 55,3Mds d’euros.

Pour l’activité dommages les revenus augmentent de 2% à 28,8Mds d’euros. “La priorité est aujourd’hui au développement des assurances d’entreprises (+5% en 2013) face à un marché des particuliers qui est beaucoup plus féroce (+1% en 2013)”, déclare à ce sujet Jean-Laurent Granier, directeur général de la Région Méditerranée et Amérique Latine et PDG d’Axa Global P&C. Le groupe, qui indique avoir versé près 18Mds d’euros de prestations après sinistres en 2013, souhaite également s’appuyer sur sa filiale Coprorate & Specialty (spécialisée dans les grands risques) pour accompagner les grandes entreprises qu’elle couvre, notamment à l’étranger.

Concernant l’activité en France, le groupe enregistre 20Mds d’euros de chiffre d’affaires (14Mds en activité vie et 5,9Mds en activité dommages en croissance de 3,1%). Au passage, l’assureur voit sa part d’Unités de Compte augmenter de près d’un tiers sur l’année dans les ventes de produits d’épargne et de retraite.

A propos des intempéries qui ont touché l’Hexagone en début d’année, Axa France estime qu’il sera impacté. “Sur la France, au mois de janvier, c’est 20M d’euros pour Axa France et le marché est entre 150 et 200M. Ce sont des événements extrêmement spectaculaires, répétitifs, mais d’ampleur très raisonnable”, explique le PDG d’Axa France, Nicolas Moreau.

Enfin le groupe a fait de la transformation digitale de son activité une de ses priorités stratégiques, notamment à travers l’innovation numérique des outils de travail et de commercialisation de ses produits, sans oublier la formation et la digitalisation des collaborateurs et des réseaux de distribution à travers le globe.