Stratégies / Sponsoring : Groupama se désengagera des sponsorings sportifs et réfléchit à la fin de la notation

Dans le plan d’économie de 400M d’euros prévu d’ici 2014, Groupama envisage de cesser ses partenariats sportifs dans le football et dans la voile. Du fait de la cession de Gan Eurocourtage et de Groupama Insurance, le groupe pourrait aussi faire l’économie d’une notation.

Actuellement engagé dans la Volvo Ocean Race, une course autour du monde à la voile avec escales et équipage, Groupama envisage de réduire son budget sponsoring voile.

Aux côtés de Franck Cammas depuis 1997, l’assureur a participé au courses les plus prestigieuses et avait, en 2010, remporté le trophée Jules Verne (Tour du monde en équipage sans escale) avant de se faire détrôné récemment.

Cette visibilité internationale tenait de la direction précédente et des ambitions internationales du groupe. Mais dans le contexte actuel, Groupama est confronté à des choix et les 17M d’euros investis chaque année pour ce partenariat vont être remis en question.

« Nous sommes engagés avec Franck Cammas jusqu’en 2015 » a confirmé Sylvain Burel, nouveau directeur de la communication du Groupe depuis la fin d’année dernière. Sans remettre en cause le partenariat pour les 2 prochaines années, il paraît moins évident de reprendre place au départ de la prochaine édition de la Volvo Ocean Race.

« On avait imaginé un engagement sur deux éditions. On ira jusqu’au bout de la course, en juillet 2012. La suite est plus qu’incertaine sur une prochaine édition » confiait-il hier en marge de la présentation des résultats annuels.

Pour les sponsorings dans le football, et notamment pour les sponsoring maillot de l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille, Groupama entend les stopper aux termes des contrats. Groupama est également présent dans plusieurs stades sur des affichages au bord du terrain.

Enfin, toujours au rayon des économies, le groupe, une fois séparé des entités Gan Eurocourtage et Groupama Insurance, pourrait également arrêter de faire appel aux agences de notation. D’autant que le projet de cotation est maintenant définitivement abandonné. « C’est une question qui se pose » a annoncé Thierry Martel, directeur général.

Actuellement noté par Standard ans Poor’s et Fitch Ratings, pour des notes respectives de BBB- et BBB, Groupama n’aurait besoin de l’avis des agences que pour des émissions de dettes hybrides. Un recours qui n’est pas prévu selon Christian Collun, le directeur général délégué de l’assureur mutualiste.