Résultats 2010 : Euler Hermes affiche un bénéfice en hausse de 93,5%

    L’assureur-crédit Euler Hermes, filiale de l’assureur allemand Allianz, a vu son bénéfice net s’envoler de 93,5% à 294, millions d’euros sur l’ensemble de l’année 2010, grâce à une moindre sinistralité, selon un communiqué publié mardi par l’entreprise.

    Euler Hermes avait été bénéficiaire de 19 millions un an plus tôt. Euler Hermes explique cette embellie « par l’amélioration du ratio combiné, qui a reculé de 104,7% à 68,7% grâce à la contraction de 40 points du ratio de sinistralité net » (primes collectées rapportées au coût d’indemnisation des défaillances d’entreprises). Un ratio combiné (défaillances d’entreprises plus coûts rapportées aux primes facturées) supérieur à 100% indique que les primes ne couvrent pas les sinistres et les coûts.

    Ce recul considérable de la sinistralité reflète, selon le groupe, les mesures qu’il a mises en œuvre, depuis le début de la crise, en matière de gestion du risque et de politique commerciale.

    Euler Hermes a bénéficié d’une reprise économique plus solide en 2010, d’une baisse du nombre de défaillances d’entreprises, de l’impact positif des mesures de restructuration mises en oeuvre en 2009 et de la non-reconduction en 2010 de contrats non rentables.

    Le rebond du résultat net sur l’année témoigne « de la qualité des performances opérationnelles du groupe », souligne Euler Hermes. Le résultat net du quatrième trimestre est ressorti à 38,6 millions d’euros, soit une forte baisse de 64,4% par rapport au trimestre précédent (108,4 millions d’euros). Il a crû en revanche de 113,3% par rapport à la même période de l’an dernier (18,1 millions d’euros).

    En terme de chiffre d’affaires, Euler Hermes annonce 566,9 millions d’euros au quatrième trimestre, en hausse de 16% sur un an. Alors que le quatrième trimestre 2009 avait représenté un « plancher absolu pour le groupe », le chiffre d’affaires du quatrième trimestre a atteint « un niveau sans précédent », a relevé le groupe.

    Euler Hermes a encore passé 72,5 millions d’euros de charges de restructuration au titre de son projet « Excellence », un programme de transformation sur trois ans, en vue d’améliorer sa productivité, sa flexibilité et la satisfaction des clients.
    Euler Hermes a également provisionné 10,4 millions d’euros à la suite de sa décision de mettre un terme à l’activité de détail en Belgique. Le groupe propose le versement d’un dividende de 4 euros par action, soit un taux de distribution de 59,4% du résultat net.

    Au 31 décembre 2010, le groupe garantissait pour 633 milliards d’euros de transactions commerciales dans le monde et ses fonds propres consolidés s’établissaient à 2,15 milliards d’euros, contre 1,82 au terme de l’exercice 2009, sous l’effet principalement de la hausse du résultat net.

    Paris, le 15 février 2011 (AFP)