Négociations sur le stress au travail : plus que quelques jours pour les grandes entreprises

Les entreprises de plus de 1.000 salariés, incitées par le ministère du Travail à entamer avant le 1er février des négociations sur le stress au travail, entrent dans la dernière ligne droite, le ministère parlant d’une “montée en puissance” de leurs démarches.

Après une série de suicides à France Télécom, le ministre du Travail Xavier Darcos avait lancé début octobre un plan national d’urgence pour la prévention du stress professionnel, visant notamment les quelques 1.500 à 1.700 entreprises françaises de plus de 1.000 salariés, qui doivent, d’ici le 1er février, avoir engagé des négociations avec les syndicats sur le stress et progressé dans ces discussions.

Les entreprises sont notamment invitées à s’inscrire sur un site internet du ministère, et à indiquer les démarches qu’elles ont déjà mises en place pour lutter contre le stress (plan d’actions, accord signé avec les syndicats, accord de méthode pour entamer des négociations, etc).

Selon un décompte partiel datant de jeudi, environ 400 entreprises ont déjà fait la démarche de s’inscrire sur le site et 75 ont validé leur dossier. “Mais cela évolue d’heure en heure”, précise-t-on à la Direction générale du travail, qui a envoyés un courrier à toutes les entreprises concernées à la mi-décembre. Depuis janvier “il y a une montée en puissance, il y a un mouvement, une vraie réaction des entreprises, que ce soit par téléphone, par mail ou par demande d’inscriptions sur le site”, précise la même source. “Si ça continue à ce rythme, (…) on aura de bons résultats en terme d’inscription”, assure la même source.

Beaucoup d’entreprises ont commencé à remplir leur dossier, mais ne l’ont pas encore validé. De plus, lorsqu’un grand groupe compte 20 ou même 50 entreprises de plus de 1.000 salariés, il ne s’inscrit qu’une fois, et s’engage alors sur un accord-groupe, qu’il déclinera ensuite.

Les entreprises seront classées en trois catégories: “feu vert” (celles qui ont signé un accord), “feu orange” (celles qui ont entrepris une démarche) ou “feu rouge” (celles qui n’ont rien entrepris), et seront désignées à l’opinion publique, via un site internet, à partir de mi-février.

La direction générale du travail précise qu’il ne s’agit pas forcément de signer un accord de fond avant le 1er février, ce qui serait trop précipité, mais d’avoir au moins travaillé sur un accord de méthode, pour convenir des modalités et établir un diagnostic partagé.

Paris, 22 jan 2010 (AFP)