RH / Conditions de travail : L’assurance s’en sort plutôt bien

L’institut Great Place to Work a publié son classement des entreprises ou il fait bon travailler. Peu de compagnies d’assurances, de mutuelles ou d’institutions de prévoyance y figurent. Ce qui ne veut pas forcément dire que le secteur regorge de bagnes professionnels.

Pour sa dixième édition, le classement Great Place To Work France 2012 était très attendu en ces temps de crise, synonyme de moral en berne. Car le mal être au travail a un coût : de 3 à 4 % du PIB de l’Union Européenne, à en croire un rapport du Comité d’Action Stratégique de novembre 2009. Le secteur de la banque-assurance s’y distingue par une faible présence : dans la catégorie des sociétés de plus de cinq cent personnes, Cofidis pointe à la douzième place, et seule La Financière de l’Echiquier figure dans la catégorie des PME. Mais cette faiblesse n’implique pas que le secteur soit à fuir, puisque ce palmarès n’aligne que les sociétés nouvellement labélisées. Ainsi, d’autres acteurs comme Agrica, ont été distingué les années précédentes.

De même, le cru 2012 GreatPlace To Work est complété d’un sondage indiquant que 80 % des salariés français expriment être heureux au travail. Faut-il y voir la résignation des uns et le fatalisme des autres, préférant un mauvais job à l’inactivité ? Loin s’en faut. « Les salariés français sont plus investis dans leur travail que leurs homologues européens » nuance un spécialiste de la gestion des conflits.

Car un autre classement, établi par L’Express, accorde une troisième place flatteuse au secteur Finance-Assurance. Ce palmarès qui prend en compte des critères tels que l’absentéisme, le nombre de journées perdues pour cause d’accident du travail ou d’arrêt-maladie, la structure des ruptures de contrats enregistrées (démissions, licenciements). Le résultat est un très honorable taux de mal-être au travail en deçà des 15 %.