Grands risques : Le Lloyd’s se modernise

Le marché de l’assurance britannique Lloyd’s of London a lancé mercredi sa nouvelle stratégie censée moderniser cette vénérable institution qui tarde à prendre le virage du numérique.

Au sein du Lloyd’s of London, dont les origines remontent à la fin du XVIIe siècle, la règle est que les assureurs négocient les contrats avec leurs clients en face-à-face autour d’un bureau, loin des plateformes électroniques utilisés par les autres marchés autour du monde. Le marché a peu de limites, assurant des jambes de footballeurs ou des œuvres d’art mais aussi des derricks de magnats du pétrole et des cargaisons maritimes. Conscient de ce retard technologique et d’un certain manque d’efficacité, le nouveau directeur général John Neal a présenté plusieurs idées afin de faire entrer son institution dans le XXIe siècle.

Le Lloyd’s veut pouvoir rendre désormais accessible en ligne à ses client toute une série de risques avec la possibilité de contracter une assurance très rapidement. Il veut réformer en outre le système d’indemnisations en accélérant le versement des paiements. Le marché de l’assurance propose en particulier de mettre en place l’interface numérique Lloyd’s Risk Exchange qui sera dédiée aux risques les moins complexes et qui permettra de nouer des contrats plus vite et à moindres coûts.

Une autre plateforme sera quant à elle consacrée aux contrats les plus complexes, qui pourra garder une dimension humaine importante. “Le monde a été fondamentalement bouleversé par le dynamisme de l’environnement des risques, combiné à des progrès technologiques rapides. Le Lloyd’s change aussi, grâce à son désir de fournir dans le monde entier les meilleurs produits et services d’assurance et de réassurance disponibles”, explique M. Neal.

Le Lloyd’s va désormais ouvrir une période de consultations avec l’ensemble des participants au marché afin de commencer la mise en place des nouveaux outils à partir de début 2020. Cette stratégie intervient un peu plus d’un mois après d’autres réformes mises en place par le groupe, cette fois-ci pour lutter contre le harcèlement sexuel et en finir avec les pratiques archaïques au sein de la société qui emploie directement un millier de personnes.

Un article de Bloomberg avait révélé fin mars au terme d’une enquête fouillée et accablante la culture machiste du marché de l’assurance, qui a contraint le Lloyd’s à réagir immédiatement. Plaidant désormais pour un environnement de travail plus sain, le groupe va même fermer le pub qui se trouve sous son immeuble emblématique aux contours futuristes du cœur de la City afin de le remplacer par un café.

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