Brexit: 4.000 emplois de la banque et de l’assurance vont partir du Royaume-Uni

La city à Londres
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Un haut responsable de la Banque d’Angleterre (BoE) a prévenu mardi qu’environ 4.000 emplois dans la banque et l’assurance allaient partir du Royaume-Uni vers l’Union européenne d’ici au jour J du Brexit fin mars.

“Le nombre d’emplois que nous voyons partir du Royaume-Uni vers l’UE des 27 d’ici à la fin mars dans les banques et assurances est un peu inférieur à 5.000, environ 4.000”, a expliqué Sam Woods, un gouverneur adjoint de la BoE qui répondait, aux côtés du gouverneur de la BoE Mark Carney, aux questions de la commission du Trésor de la Chambre des communes.

Ces 4.000 emplois représentent toutefois “un très petit nombre si l’on prend en considération les 500.000 employés du secteur de la banque et de l’assurance”, a jugé M. Woods. Le même Sam Woods évoquait il y a un an le nombre de 10.000 emplois perdus, ce qui signifie que les dégâts ont été moindres que prévu.

Le responsable de la BoE a toutefois ajouté que d’autres emplois pourraient quitter le Royaume-Uni à partir du mois d’avril, mais que l’ampleur de ces départs dépendra pour beaucoup des conditions du Brexit. L’audition des responsables de la banque centrale est intervenue une semaine après la publication de divers scénarios économiques envisagés par la BoE en fonction des modalités politiques du Brexit.

L’institut d’émission avait alors dressé un tableau particulièrement inquiétant en cas de sortie de l’Union européenne sans accord, qui verrait le taux de chômage monter en flèche à 7,5%, tout comme l’inflation à 6,5%, tandis que les prix de l’immobilier plongeraient de 30%. Lors de l’audition, M. Carney a été interrogé sur une éventuelle augmentation du prix des denrées alimentaires, notamment en cas de Brexit sans accord entre le Royaume-Uni et l’UE.

“Dans les scénarios les plus négatifs, on pourrait s’attendre à voir les prix de la nourriture augmenter de 10%”, a estimé M. Carney. Le gouverneur a rappelé toutefois que la BoE et le système financier britannique étaient prêts à affronter n’importe lequel des scénarios de sortie. Le Parlement britannique a ouvert mardi cinq jours de débat autour d’un accord de sortie conclu entre le gouvernement conservateur de Theresa May et les dirigeants des 27 autres pays de l’UE. Un vote des députés est prévu le 11 décembre sur ce texte qui subit les critiques non seulement de l’opposition travailliste mais aussi de députés conservateurs.