Auto : Un député UMP songe à interdire les kits mains libres au volant

Accident de voiture

Le député UMP Philippe Houillon, rapporteur de la mission d’information parlementaire sur la sécurité routière, a annoncé jeudi avoir proposé 40 idées pour améliorer la situation sur les routes, dont l’interdiction de l’usage des kits de téléphone mains libres au volant.

« J’ai présenté mes conclusions aux députés de la mission parlementaire » qui, après avoir entendu 162 personnes, doivent décider de les inclure ou non dans leur rapport, explique à l’AFP M. Houillon.

« Je pars du constat que la législation constitue un ensemble efficace » car « on a réduit considérablement le nombre de blessés et de tués sur les routes en quelques années », dit M. Houillon, commentant ses propositions révélées dans Le Parisien.

Concernant l’alcool, impliqué dans 31 % des accidents, le député-maire de Pontoise (Val d’Oise) veut abaisser la limite d’alcoolémie pour les jeunes, surreprésentés parmi les victimes de la route, à 0,2 g/l de sang pour les titulaires d’un permis de moins de trois ans (0,5 g/l actuellement).

Il préconise aussi de faire passer de 6 à 8 points de retrait la sanction pour toute alcoolémie supérieure à 0,8 g/l, et de rendre obligatoire la présence d’un éthylotest dans chaque voiture.

Le député demande l’instauration d’un contrôle technique obligatoire pour les deux-roues « en cas de revente du véhicule », et l’édiction de nouvelles normes d’équipement pour les motards (seul le casque est obligatoire actuellement).

Quant au kit mains libres, il veut son interdiction car « il est aussi dangereux que le téléphone tenu à la main ». Outre un renforcement des sanctions (trois points retirés au lieu de deux), il faudrait rendre obligatoire l’installation de commandes vocales dans chaque voiture neuve, avec un nombre limité de numéros appelables via ce système, et peut-être limiter la durée des conversations.

Mais « le sujet n’est pas facile à traiter, il faut encore y réfléchir », admet M. Houillon. Il propose encore l’instauration d’un bonus de points de permis qui ferait baisser le prix de l’assurance des conducteurs méritants, l’accentuation des contrôles en matière de drogue, ou l’amélioration des formations pré- et post-permis.

Paris, 6 octobre 2011 (AFP)