Assurance-vie: Les familles latino-américaines sont sous-assurées

De nombreuses familles en Amérique Latine restent sous-assurées malgré l’élévation du niveau de vie après une décennie de forte croissance économique, selon une étude du réassureur helvétique Swiss Re publiée mardi.

Selon cette enquête menée en 2012 sur huit marchés majeurs en Amérique Latine, les primes d’assurance-vie ont connu une croissance à deux chiffres au cours des dix dernières années, a indiqué le groupe suisse dans un communiqué. En moyenne, les dépenses par habitant dans la région sur les produits d’assurance-vie se montaient à 120 dollars (82 euros) l’an passé, soit trois fois moins que la moyenne mondiale, qui se situait à 373 dollars, a souligné le groupe de réassurance.

Cette étude a d’ailleurs mis en lumière d’importants écarts entre la protection nécessaire et la protection en place pour maintenir le niveau de vie des personnes à charge en cas de décès du principal soutien de famille. Selon Swiss Re, cet écart au niveau des huit pays se chiffrait à 7,2 billions (mille milliards) de dollars. Au niveau individuel, ces lacunes dans la protection en cas de décès ressortait ainsi à 60.628 dollars pour le travailleur moyen avec des personnes à charge.

“Une protection adéquate en cas de décès fait défaut pour un nombre alarmant de familles latino-américaines et (cela) sur tous les marchés examinés dans cette étude”, a commenté Alejandro Padilla, directeur de la réassurance chez Swiss Re pour le Nord de l’Amérique Latine. Selon cette étude, le Brésil, l’Argentine et le Mexique sont les pays où l’écart entre la protection nécessaire et la protection réelle est le plus élevé en termes absolus. Ces écarts sont toutefois nettement moins marqués au Chili et à Puerto Rico.

Zurich, 24 sept 2013 (AFP)