Assurance-vie : Fitch abaisse la perspective du secteur français

Fitch a abaissé la perspective de la note des entreprises françaises de l’assurance-vie qui passe de stable à négative, mais relève le secteur de l’assurance dommage de négative à stable, selon un communiqué.

Selon l’agence d’évaluation financière, une part importante des sociétés proposant de l’assurance-vie pourrait voir leur bilan revu à la baisse d’ici un à deux ans. L’agence franco-américaine évoque en effet  un avenir incertain concernant le secteur : « L’industrie française de l’assurance fait face à bon nombre de défis, qui ont été amplifiés par la crise financière ».

Des taux d’intérêts plus élevés et une solvabilité plus forte

Fitch pointe en effet du doigt la baisse des primes, ainsi qu’un portefeuille d’activité « défavorable » qui va peser sur sa rentabilité et sa solvabilité. En prévision : une baisse de la collecte en 2011-2012 et qu’une hausse du nombre de contrats arrivant à expiration. Les ventes de contrats en UC sont par ailleurs menacées par la volatilité des marchés financiers, selon l’agence.

Fitch cite deux conditions pour réviser la perspective de l’assurance-vie : des taux d’intérêt plus élevés, qui pourraient permettre au secteur français de l’assurance-vie de reconstituer ses marges et d’augmenter ses profits, ainsi qu’une solvabilité « plus forte ».

L’assurance dommage relevé à stable

L’agence a revanche relevé la perspective de l’assurance dommage française de négative à stable après avoir observé une amélioration des conditions tarifaires et des demandes d’indemnisation, le secteur n’ayant subi aucun évènement climatique majeur.

Fitch relève néanmoins une faible croissance des primes d’assurance pour 2010 et remarque l’apparition d’offres à bas coût, plus séduisantes pour les assurés.

Fitch prévoit donc pour les 12 à 24 mois à venir un retour des politiques tarifaires agressives, qui auraient un effet négatif sur la rentabilité du secteur. L’agence prédit également un rôle plus important de la bancassurance, avec notamment le développement d’une offre par La Banque Postale.