Stratégie : Scor veut maintenir sa rentabilité d’ici 2016

Scor entame un nouveau plan stratégique “Optimal Dynamics” afin de maintenir sa rentabilité et sa solvabilité.

Le réassureur français SCOR a annoncé le 4 septembre, un plan triennal qui garde les grandes lignes de sa stratégie passée. “Il est temps pour Scor de miser sur les apports de Strong Momentum“, a expliqué Denis Kessler, PDG de Scor.

L’objectif principal de ce nouveau plan, baptisé “Optimal Dynamics”, est de conserver une bonne rentabilité et de maintenir la solvabilité du groupe dans une fourchette comprise entre 185 et 220% des exigences, selon le modèle interne du réassureur.

L’objectif de rentabilité correspond à une croissance de la rentabilité opérationnelle de 1000 points de base, soit 10 points de pourcentage de plus qu’un taux d’intérêt calculé par le groupe. En clair, Scor vise une croissance comparable à celle réalisée avec le récent plan.

Le réassureur s’appuie sur différents scénarios possibles dont la réalisation d’une croissance organique de 7% par an d’ici à 2016. Le groupe devrait alors encaisser pour 13,3Mds de primes brutes, contre un peu mois de 11Mds en 2013 selon une estimation interne et pro-forma.

Les objectifs de croissance portants autant sur la vie que sur les dommages. Scor présente ainsi un objectif de 7,1Mds de primes vie en 2016, soit une croissance de presque 20% par rapport à cette année (6Mds) tandis qu’en biens et responsabilités, le chiffre d’affaires devrait passer de 4,9Mds d’euros à 6,2Mds, soit une croissance de 26%.

Enfin, SCOR n’oublie pas ses actionnaires. L’ambition reste de servir des dividendes en croissance chaque année, comme ce fut le cas depuis 2008. Le taux minimum sera de 35% des bénéfices du groupe.

La nécessaire rentabilité sera en partie absorbée par cette politique, mais Scor n’annonce pas une consolidation de ses acquis dans ce plan. Après avoir beaucoup acheté ces dernières années, et notamment en réassurance-vie avec l’acquisition de Transamerica Re et Generali US qui le placent en leader de la réassurance vie aux Etats-Unis, Denis Kessler n’a pas annoncé de croissance externe pour les prochaines années. “C’est prudent et logique”, confie un analyste. D’autant que le plan laisse la place à “un certain opportunisme sur les années à venir” selon un autre observateur, avec la définition d’un ration de solvabilité limité à 220% des exigences. Le capital supplémentaire sera logiquement réinvesti en fonction des occasions qui se présenteront.