Résultats 2016 S1 : Swiss Life France privilégie la profitabilité à la croissance

VIDEOS – Quelques semaines après les résultats du premier semestre livrés au niveau groupe, Swiss Life France a détaillé ses six premiers mois d’activité. Entre taux bas et volatilité du marché, la compagnie a privilégié la recherche de la profitabilité à la croissance.

Au premier semestre 2016, Swiss Life France a affiché une chiffre d’affaires en retrait de 2% à 2.014M d’euros. Le résultat net reste lui stable à 125M d’euros, portés notamment par de très bons résultats financiers et des plus-values actions anticipées, ainsi qu’une sinistralité favorable dans les branches décès et dommages. La branche assurance-vie, sa première activité (environ 60% du CA), affiche un recul du même ordre à 1.186M d’euros, avec une production qui reste en hausse à 1.249M d’euros, et une part d’UC qui pèse 38% du chiffre d’affaires vie.

« Nous avons cherché à piloter la qualité des affaires dans un contexte de taux bas », a expliqué Jean-Pierre Lassus, directeur financier de Swiss Life France. Pour autant, la collecte nette positive à 449M d’euros s’est plus orientée vers les fonds euros, remarque le directeur financier. « Dans un contexte de volatilité des marchés financiers, nos clients se sont montrés plus méfiants sur les UC. Mais depuis le début de l’été, nous les voyons revenir vers les unités de compte ».

L’assureur d’origine helvétique a donc surtout cherché à piloter ses affaires nouvelles dans un souci de profitabilité, comme l’explique Charles Relecom, PDG de Swiss Life France

L’autre grand chantier de Swiss Life France touchait la santé et la prévoyance. Historiquement, l’assureur était très orienté sur l’assurance santé individuelle. L’ANI l’a contraint à remodeler son portefeuille vers du collectif. Il affiche ainsi des chiffres d’affaires en hausse de 15% en sur l’assurance collective. Pour autant le chiffre d’affaires global de la branche est en baisse de 648M d’euros au premier semestre 2015 à 639M d’euros sur les six premiers mois 2016, preuve que le basculement de l’individuel vers le collectif n’a pas été totalement compensé.

Après la santé collective sur laquelle elle aura beaucoup investi en 2015 et au début de l’année 2016, l’entité française du groupe Swiss Life se tourne vers l’assurance emprunteur. « Plutôt que d’ajouter un contrat de plus à nos agents, nous avons fait le choix de créer une branche spécifique avec une équipe de spécialistes. Nous essayons par ailleurs de travailler avec des courtiers spécialisés », détaille Eric Le Baron, directeur général de Swiss Life France Assurance et Patrimoine et directeur de la distribution. Pour l’heure, l’assureur ne souhaite pas communiquer d’éléments chiffrés sur les performances de son contrat tourné vers les emprunts « d’un montant significatifs », indique Charles Relecom. « Il est encore trop tôt pour donner des chiffres, car le dispositif de distribution n’est pas encore totalement déployé », poursuit-il.