Formation professionnelle : Planète CSCA tire la sonnette d’alarme

Le syndicat de courtiers s’inquiète des difficultés de prise en charge de la formation professionnelle, notamment pour les courtiers de proximité. Entre les obligations de DDA et le passage des OPCA aux OPCO, Planète CSCA, dénonce une situation « non contrôlée ».

Dans un communiqué, Planète CSCA se dit préoccupée par la formation professionnelle des intermédiaires qu’elle représente. Entre les 15 heures de formation obligatoires imposées par la DDA depuis le début d’année 2019 et la création des OPCO en remplacement des OPCA dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle, certains courtiers se heurtent à de « fortes difficultés », notamment en matière de prise en charge.

Le syndicat de courtiers, qui se dit favorable au bien-fondé des mesures permettant le renforcement de la professionnalisation des salariés des cabinets de courtage, dénonce pourtant une situation alarmante. « L’allongement des délais de traitement des dossiers de prise en charge des formations professionnelles des collaborateurs des cabinets de courtage est généralisé, et de nombreuses demandes restent à ce jour sans réponse de la part d’AGEFOS PME (ex-OPCA de la profession), pour 2018 et pour 2019, année de transition pendant laquelle AGEFOS PME intervient pour le compte d’Atlas (nouvel OPCO) », indique Planète CSCA.

Le syndicat regrette ainsi que, faute d’accords de financement, certains courtiers soient obligés de renoncer aux formations sélectionnées pour leurs collaborateurs. « Cette absence de visibilité sur leur budget de formation et donc sur leur capacité à former leurs salariés est un facteur déstabilisant, tout particulièrement pour les courtiers de proximité ». Planète CSCA, qui parle d’une « situation non contrôlée », s’inquiète surtout de l’impossibilité pour de nombreux professionnels de remplir leurs obligations liées à la DDA « en raison d’un déficit de prise en charge des formations ». « Ces difficultés opérationnelles viennent perturber la mise en œuvre de réformes positives sur le fond et auxquelles notre syndicat est attaché », conclut le syndicat.