Catastrophe humaine : Le sénat canadien pointe le manque d’assurance et de capacités des compagnies ferroviaires

Les politiques canadiens se posent la question des couvertures d’assurance pour les transporteurs d’hydrocarbures suite à l’accident du 6 juillet à Lac-Mégantic.

Dans un rapport paru le 22 août, le sénat canadien déplore que le ministère des Transports n’ai pas été plus vigilant sur les couvertures d’assurances des compagnies ferroviaires qui transportent, notamment, des hydrocarbures. Parlant d’un durcissement ou d’une obligation d’une “couverture d’assurance responsabilité afin de s’assurer que les compagnies ferroviaires ont la capacité financière nécessaire pour couvrir les dommages causés par un accident majeur“, le rapport met en évidence l’écart entre la responsabilité civile souscrite et l’ampleur des dégâts causés par un accident de ce type.

Une RC de 25M de dolllars…

L’accident d’un train sans conducteur et chargé de pétrole le 6 juillet dernier aux abords de la ville de Lac-Megantic a fait 47 morts ou disparus et représente un sinistre de plusieurs centaines de millions de dollars. Face à cette catastrophe, l’assurance responsabilité civile de Montréal, Maine et Atlantic, la compagnie ferroviaire qui effectuait le transport et ses 25M de dollars de couverture, fournie par XL, sera insuffisante. A tel point que la compagnie s’est placée sous la protection de la loi sur les faillites, incapable de faire face aux indemnisations qui lui seront demandées.

Le rapport pointe également des problèmes de prévention, comme sur les wagons-citernes utilisés, à simple coque. Reste également le préjudice écologique. Si les pouvoirs publics se montrent pour le moment assez confiants alors que les écologistes sont plus inquiets, le coût de la catastrophe environnementale reste encore inconnu.