Baromètre Amrae: Les effectifs des risk-managers s’accroissent dans les ETI

Le baromètre Amrae sur les risk-managers fait ressortir une implication grandissante de leur rôle  dans les entreprises, et fait nouveau, dans les entreprises de taille moyenne.

Le dernier baromètre 2013 sur les risk-managers (RM) réalisé par l’Amrae et le cabinet Deloitte livre le portrait robot de cette profession qui cherche encore souvent sa place dans les entreprises.

Quel est le profil type du RM ? Ils interviennent dans les trois-quarts des cas dans les entreprises industrielles, de construction, de distribution et transports, d’énergies, matières premières et mines, dans les télécoms et technologies. Les risques industriels, environnementaux et risques de fraude sont les trois plus communément suivis.

Plus de 7 personnes sur 10 sont des hommes de plus de 40 ans. Leur rémunération brute (hors variable) est comprise entre 101 et 120.000 euros par an.

“Une certaine maturité du dispositif de gestion des risques”

Mais surtout cette étude s’appuyant sur 116 questionnaires montre que le rôle de RM continue de gagner en importance dans les entreprises et même celles de taille moyenne.

Leur mission s’étoffe. 45% des RM interrogés ont un profil mixte, ils interviennent à la fois sur des problématiques d’assurance/prévention (AP) et les missions d’ERM proprement dites (gestion globale des risques). Ils étaient 39% en 2011 à avoir ce profil mixte.

“L’augmentation de la proportion d’AP/ERM pourrait s’expliquer par une certaine maturité du dispositif de gestion des risques. Ce qui permettrait aux Risk Managers d’accroître leur périmètre d’activité”, souligne les auteurs de l’étude.

Les RM grimpent également dans la hiérarchie. 60% des sondés déclarent être en position N-2 par rapport au directeur général/CEO contre 47% en 2011. Ils se rapportent principalement aux directions financières des groupes.

Croissance des effectifs dans les ETI

Si leur rôle s’accroît, les RM sont toutefois encore loin d’influencer véritablement les stratégies des groupes. Seuls 9% d’entre-eux participent aux comités stratégiques et 5% sont membres des comités opérationnels de risques mais 36% y assistent en tant qu’invité.

L’étude montre également une croissance des effectifs des RM dans les entreprises de taille moyenne, imputable aux effets de la crise. “Ces effectifs étaient auparavant le signe distinctif des grands groupes (plus de 40000 personnes). Ils témoignent d’une prise de conscience de la nécessité de mettre en place des structures de prévention pour mieux gérer les risques”, souligne l’étude.

Ces changements se traduisent d’ailleurs dans les récents efforts réalisés par l’Amrae en faveur des ETI.