Taux de rendements assurance vie 2008 et taux garantis 2009 : des taux qui résistent à la crise

La publication au fil de l’eau des taux de rendements 2008 des fonds euros des contrats d’assurance vie confirme jour après jour la baisse observée depuis le début du mois de janvier. Toutefois, en repli de 0,10 % en moyenne par rapport à 2007, les rendements de l’année 2008 communiqués jusqu’ici apparaissent comme satisfaisants.

Pas sûr que l’année 2009 soit à l’image de 2008, avec comme signe précurseur le peu d’empressement des assureurs d’annoncer des taux garantis sans conditions pour l’année en cours (en baisse sensible : de 2,95% à 4,70%), sauf offres promotionnelles, limitées dans le temps, à des niveaux parfois disproportionnés par rapport aux rendements obligataires des emprunts d’Etat.

De ces résultats partiels, trois éléments ressortent :

– la performance des mutuelles qui font la course en tête, avec notamment deux des plus emblématiques d’entre elles, APICIL et Le Conservateur qui confirment depuis la 4ème année consécutive leur capacité à dégager une rentabilité de leur contrats largement au dessus de la moyenne.

– l’intérêt des contrats sans frais (sur les versements) comme ceux proposés par Altaprofits Bourse Direct, Monfinancier, qui avec des taux de 4,60 % à 4,80 % en 2008, apparaissent comme les contrats les plus performants du marché (hors le contrat Arborescences Opportunités Axeria qui, avec 5,25 %, est le taux de rendement le plus élevé observé à ce jour, mais ne peut être considéré comme significatif dans la mesure où le contrat est de création trop récente pour porter une appréciation sur la pérennité des résultats obtenus.

– la gestion prudente des assureurs qui, dans l’ensemble obtiennent des résultats satisfaisants au regard de la crise financière et semblent avoir maîtrisé l’impact de leur exposition, il est vrai limité, au risque actions utilisé pour doper les résultats des fonds euros.

L’objectif d’atteindre des taux de rendement supérieurs à 4 % en 2009, concurrence oblige, risque de rendre plus délicate la gestion de l’année en cours si les taux obligataires des emprunts d’Etat continuent à refluer ou même s’ils se maintiennent à leur niveau actuel sauf à puiser dans la fameuse « cagnotte », déjà bien entamée pour beaucoup d’assureurs, que constitue la provision pour participation aux excédents ou à souscrire des emprunts obligataires émis par les entreprises beaucoup plus rémunérateurs, mais avec un risque plus élevé. Il est à craindre également que ces derniers s’inscrivent également en baisse.


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