Institution : Les gouvernements font de plus en plus appel aux assureurs privés

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Swiss Re a publié un rapport sur l’implication de l’État dans les marchés de l’assurance. Si les gouvernements font de plus en plus en appel au privé, il existe encore des « opportunités inexploitées », selon le réassureur.

Swiss Re rappelle que l’implication des États dans le marché de l’assurance se définit, selon les pays, sur plusieurs niveaux, à la fois dans la réglementation établie, dans l’obligation faite de certaines souscriptions et de la fonction d’assureur de dernier recours. Concernant la répartition entre public et privé, les risques sont de  plus en plus confiés à des sociétés privées, l’État conservant la part inassurable.

Pour faire face aux catastrophes et autres risques, les États ont en effet tendance « à tirer profit des compétences des assureurs privés et des capacités croissantes du secteur », selon cette étude nommée sigma. Le Mexique de son côté a émis une obligation « multicat » pour se protéger des risques de séisme et d’ouragan : en échange de versements trimestriels, la couverture se monte à 290M de dollars.

Subvention et assurances obligatoires

Certains États soutiennent également les compagnies en subventionnant l’assurance dans les zones à risques « car sans cela, elle serait beaucoup plus chère sur le marché de l’assurance privée. » Cependant, Rudolf Enz, économiste chez Swiss Re estime qu’il serait préférable d’investir « dans une infrastructure permettant de réduire les dommages dus aux catastrophes et de fournir une couverture uniquement pour les risques qui sont véritablement inassurables. »

Swiss Re considère par ailleurs que la responsabilité civile devrait être obligatoire, les particuliers n’ayant « pas toujours les moyens financiers ni la capacité d’emprunt pour indemniser une victime gravement blessée lors d’un accident dont ils sont responsables. » De même, la « redistribution des richesses » par l’intermédiaire de la Sécu devrait être ciblée, selon le réassureur,  « en vérifiant les moyens financiers des ménages. »