Stratégie : Covéa Coopération répond à « un besoin de structures simples » selon Thierry Derez, PDG

De la création de Covéa Coopération à la stratégie de croissance externe en passant par le marché de la santé, Thiery Derez, invité par l’Association nationale des journalistes de l’assurance (Anja), est revenu sur les grands sujets de Covéa.

Pour Thierry Derez, PDG de la Sgam Covéa et de la holding Covéa Coopération, il y avait « besoin de structures les plus simples possibles ». « S’il y a besoin de mobiliser de l’argent, on sait que l’endroit qui mobilise, c’est Covéa Coopération » a-t-il expliqué devant les journalistes de l’Association nationale des journalistes de l’assurance (Anja).

Pour sa première véritable sortie post-création de Covéa Coopération – officiellement née le 28 décembre dernier – le président était attendu sur le sujet. Et face aux rumeurs de rachat d’enseignes concurrentes, il s’est exprimé simplement. « Je ne dis pas que certains bruits étaient totalement fantaisistes » a-t-il lâché à propos notamment d’une visée sur Groupama, « mais c’était par élimination ». « La situation en termes de parts de marché est un véritable écueil, nous serions à 32-33% de parts de marché, c’est extravagant » a-t-il commenté, avant d’ajouter que « on entrerait en terra incognita » avec des conséquences sur l’entreprise l’obligeant à perdre des parts de marché, sous pression de l’Europe et des autorités de la concurrence. « Je resterai opposer à toute opération de croissance externe si il y a destructions d’emplois en interne ».

Des pourparlers avec la mutuelle SMI

En termes d’acquisitions donc, Covéa regardera les opportunités mais « il y a des pans sur lesquels nous ne sommes pas les bienvenus » confie Thierry Derez, plutôt intéressé en vie et en santé, là où la Sgam est « de taille modeste ». Sur ce point, le PDG de Covéa a confirmé des discussions en cours avec la mutuelle interprofessionnelle SMI avec qui des « pourparlers » ont été engagés. « Nous allons voir s’il y a la possibilité d’un projet industriel avec elle » a-t-il confié, précisant attendre des décisions des différents conseils d’administrations « dans les prochaines semaines ». La mutuelle a récemment confirmé la fin du processus de rapprochement avec la mutuelle Andrea et est donc tout a fait disponible pour ce rapprochement, qui se matérialiserait vraisemblablement par une adhésion à la Sgam.

Le marché de la collective, dans lequel Covéa commence à s’implanter, notamment grâce à l’arrivée de l’institution de prévoyance Apgis au sein de la Sgam, pourrait être remodelé avec le récent accord national interprofessionnel. Thierry Derez a fait part, à ce propos, de ses « préoccupations », « avec 6 à 11% du marché en mouvement », croyant plus en une « sur-complémentaire santé », dans l’attente des textes définitifs.