Santé : Les Français croient à la prévention et aux objets connectés

En matière de santé, les mentalités changent : tiers-payant, e-santé, prévention et objets connectés, les Français sont pour. Tel est en tout cas le message qui ressort de la cinquième édition de l’Etude santé 2016 commandée par Deloitte et réalisée par l’Ifop auprès d’un échantillon de 1.745 personnes.

Ainsi, en 2016, trois Français sur quatre sont favorables à la généralisation du tiers-payant, contre 68% un an plus tôt. Sept Français sur dix sont d’accord pour que soient modulés les remboursements en fonction du comportement. Le pas est aisément franchi vers la prévention, et les personnes interrogées « plébiscitent » les actions en la matière, souligne Deloitte. Optimistes, neuf Français sur dix pensent que la prévention fait augmenter l’espérance de vie et autant que la prévention fera reculer les maladies chroniques.

Nombreux sont ceux qui disent avoir la forte volonté d’agir sur leur santé (82%, plus 5 points en un an) et du temps à y consacrer (71%). Mais les freins sont là : seuls 61% estiment avoir les moyens financiers et 54% les solutions technologiques pour s’engager dans de telles actions.
Qui peut alors les aider ? Les acteurs du monde de la santé (médecin traitant, spécialiste et assurance maladie) bien sûr, mais aussi pour un Français sur quatre, les assureurs complémentaires, pour un sur cinq, l’employeur, et pour un sur dix, les nouveaux acteurs technologiques, dits GAFA (pour Google, Apple, Facebook, Amazon) devraient en faire plus en matière de prévention.

Les GAFA ont de beaux jours dans le secteur de la santé : 59% des personnes interrogées leur font confiance et 58% estiment qu’ils y sont légitimes. Sur ces sujets, les jeunes de 18 à 24 ans sont plus nombreux que la moyenne à attendre l’implication des GAFA en matière de prévention santé et estiment à 68% qu’ils sont légitimes à intervenir.
En matière de prévention, les assurés attendent de l’orientation (24%), du coaching et de l’accompagnement (34%) et surtout, des récompenses (38%). La notion de récompense est même attendu par une personne sur deux chez les moins de 35 ans.
Ces constats encourageants pour les assureurs santé en quête d’idées de nouveaux services doivent être nuancés : une personne interrogée sur deux ne connaît pas assez ses garanties pour dire si elle en est satisfaite.

Enfin, les Français sont à 70% favorables au développement de l’e-santé, qu’il s’agisse d’améliorer le suivi, de réaliser de la prévention ou de faciliter le maintien à domicile.
Reste toutefois que les réticences existent, à l’égard de la confidentialité des données (43%), des problèmes techniques (34%)… ou du manque d’efficacité (28%, en hausse de 5 points sur un an). A noter d’ailleurs, que les plus jeunes, favorables à l’intervention des GAFA en santé, sont aussi les plus nombreux à avoir des craintes sur la confidentialité des données (un sur deux chez les moins de 35 ans) et des problèmes techniques (45% des 18 à 24 ans).