Résultats / Protection : Les contrats Madelin ont toujours la cote auprès des non salariés

La Fédération Française des Société d’Assurances (FFSA) et le Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurances (GEMA) publient ce lundi 27 juin 2011 une étude établissant le bilan du marché des contrats Madelin.

Les contrats d’assurance Madelin permettent aux travailleurs non salariés (TNS) de s’assurer à moindre coût. En effet, ils leur permettent de déduire leurs cotisations pour diverses protections, pour leur retraite, en cas d’accident du travail, de perte d’emploi, et bien d’autres encore, de leurs impôts, dans une limite fixée par un plafond.

Ces contrats protègent un nombre croissant de TNS. Plus fort encore, l’étude révèle que l’augmentation du nombre de TNS protégés par un contrat Madelin s’est accélérée, passant de 3% en 2009 à 5% en 2010, et le nombre de contrats en cours atteignant 1,5 million fin 2010. Cause de cette augmentation, une quantité stable de nouveaux contrats et une diminution de la résiliation des contrats existant, semblant traduire que les TNS sont plutôt satisfait des protections offertes. Ainsi, le ralentissement de la croissance de la cotisation moyenne n’a pas empêché une augmentation du montant de la collecte total, puisque les TNS sont de plus en plus nombreux à payer les cotisations. La cotisation moyenne par contrat n’a augmenté que de 2% en 2010, pour atteindre 966 euros, tandis que la cotisation moyenne annualisée à la souscription n’ont augmenté que d’1%, atteignant 728 euros.

Il ressort d’autre part de cette étude que la garantie la plus prisée de ces contrats est la garantie frais de soins, présente dans plus un contrat souscrit sur deux, tandis que la garantie incapacité-invalidité n’est prise que dans 42% des contrats, la garantie décès dans moins d’un sur trois. L’une des garanties les moins intégrées au contrat, enfin, est la garantie perte d’emploi, présente dans seulement 4% des contrats souscrits.

Des prestations en hausse et une bancassurance qui peine à pénétrer le marché

Cependant, un autre fait notable dans ce bilan 2010 des contrats Madelin est le maintien d’une forte augmentation de la charge des prestations. Après avoir augmenté de 10% en 2009, elle a grimpé de 11% en 2010, s’établissant à 866M d’euros cette année. L’augmentation des cotisations n’a pas été assez fort pour compenser cette hausse des prestations, ce qui a fait diminué le ratio charge des prestations/cotisations (S/P).

Il ressort également de cette année 2010 que la bancassurance ne parvient pas encore à s’imposer dans ce type de contrats. Si la bancassurance enregistre autant d’affaires nouvelles en 2010 qu’en 2009, elle souffre, contrairement à l’assurance, d’une forte baisse dans l’augmentation des collectes, qui ne sont en hausse que de 7% en 2010 par rapport aux 11% de 2009. De plus, le marché est toujours largement dominé par les réseaux d’assurance, qui totalisent à eux-seuls 85% des contrats en cours, 83% des nouvelles adhésions, 87% de la collecte engendrée par les cotisations à ces contrats et 85% de la charge des prestations.