Résultats : Munich Re opère un rachat d’actions pour 1Md d’euros maximum

Le premier réassureur mondial, l’allemand Munich Re, a indiqué qu’il allait racheter 6,5M de titres soit 3,6% du capital flottant.

Munich Re, a annoncé un rachat d’actions d’un milliard d’euros maximum, devant être bouclé en 2014. “Avant la prochaine assemblée générale le 30 avril 2014, des actions d’un volume maximum d’un milliard d’euros vont être rachetées. (…) Sur la base du prix actuel des actions, le rachat va porter sur environ 6,5M de titres ou approximativement 3,6% du capital flottant“, a précisé le groupe dans un communiqué. Le groupe vise ainsi à optimiser la structure de son capital, a-t-il dit.

“Ce rachat d’actions n’est la conséquence d’aucun incident majeur sur les marchés financiers ou dans notre activité”, a ajouté Munich Re, expliquant que les actions rachetées seraient annulées. Depuis novembre 2006, Munich Re a procédé à des rachats d’actions pour un montant total de 6Mds d’euros, la dernière opération en date remontant à avril 2011.

Cette annonce, largement anticipée par le marché, n’a pas réjoui outre mesure les investisseurs. A la Bourse de Francfort, le titre Munich Re cédait 2,36% à 150,85 euros vers 9H30 GMT, sur l’indice vedette Dax en baisse de 0,13%.

Du côté de ses performances trimestrielles, le groupe de Munich (sud-ouest de l’Allemagne) a enregistré de juillet à septembre un bénéfice net en baisse de 43,6% sur un an à 637M d’euros, très légèrement supérieur aux attentes du consensus d’analystes compilé par Dow Jones Newswires, qui misait sur 619M d’euros. Le résultat opérationnel a reculé de 25% à 1,07Md d’euros et ses entrées de primes brutes se sont repliées de 5,4% à 12,5Mds d’euros, selon un communiqué publié jeudi.

Son activité principale, la division de réassurance, a notamment vu son résultat net chuter de près de 51% à 510M d’euros. Cette activité a fait les frais d’une hausse de ses dépenses liées aux catastrophes naturelles, dont le coût a atteint 306M d’euros au troisième trimestre, contre 243M l’an passé. Sur les neuf premiers mois de l’année, les accidents naturels lui ont coûté 645M d’euros.

2013 est tout sauf une année facile pour le secteur de la réassurance“, a souligné Jörg Schneider, directeur financier du groupe, lors d’une conférence de presse téléphonique. Pour autant, “nous sommes très satisfaits de ce résultat (au troisième trimestre), étant donné les nombreux facteurs négatifs” auxquels le groupe a fait face, a-t-il déclaré. Parmi ces effets négatifs, le réassureur a fait état de nombreuses charges dans le secteur de l’assurance primaire dommage et dans la réassurance, d’une augmentation de ses dépenses dans la réassurance santé en Australie et aux Etats-Unis, ainsi que des pertes chez sa filiale américaine Windsor Health Group, de mauvaises performances sur le marché des dérivés et d’effets de changes défavorables.

Notamment, les revenus d’investissement, l’un des moteurs du groupe, ont baissé au troisième trimestre de plus de 5% sur un an, à 2,1Mds d’euros. Ces charges ont toutefois été compensées pour partie par d’importants revenus liées à la restructuration de son portefeuille actions et la libération de provisions pour risques et impôts, précise le communiqué. “Nous sommes très confiants quant au fait que nous allons atteindre un bénéfice de 3Mds d’euros“, a ajouté M. Schneider, précisant légèrement cet objectif. Jusqu’à présent, le groupe tablait sur un bénéfice net d'”environ” 3Mds d’euros.

AFP