Résultats 2019 S1 : Bénéfice en baisse pour Swiss Re

le siege de Swiss Re

Le géant suisse de la réassurance Swiss Re a publié mercredi des chiffres meilleurs que prévu pour le premier semestre, malgré une baisse de son bénéfice freiné par une perte dans sa division dédiée aux solutions pour les entreprises, en pleine réorganisation.

Son bénéfice net s’est contracté de 5% sur un an, à 953 millions de dollars (854 millions d’euros), a indiqué le groupe suisse qui a vu ses frais s’alourdir avec les dédommagements liés au typhon Jebi l’an passé au Japon ainsi qu’aux coûts associés à l’immobilisation de Boeing 737 MAX après l’accident sur un appareil d’Ethiopian Airlines.

Ce résultat dépasse toutefois nettement les prévisions des analystes interrogés par l’agence suisse AWP qui l’attendaient en moyenne à 594 millions de dollars. Ses primes et commissions encaissées ont de leur côté augmenté de 8% à 18,1 milliards de dollars, a détaillé le groupe dans un communiqué. Lors de la traditionnelle période de renouvellement des contrats, en juillet, les volumes des primes se sont accrus de 23%, les augmentations de prix y contribuant à hauteur de 1%, a-t-il précisé.

Sur le semestre écoulé, le bénéfice net de la réassurance dommages, sa plus grosse division, s’est étoffé de 3%, tandis que les profits liés à ses activités de réassurance vie et santé ont grimpé de 15%. Sa division dédiée aux solutions pour les entreprises a par contre essuyé une perte de 403 millions de dollars, contre un bénéfice de 58 millions un an
plus tôt, en raison des mesures prises pour redresser ce pan d’activités. Ses réserves ont notamment été augmentées de 328 millions de dollars durant le deuxième trimestre.

A 8H41 GMT, l’action s’appréciait de 0.63 % à 95.92 francs suisses alors que le SMI, l’indice des valeurs phares de la Bourse suisse, progressait de 0,12 %. Sur la première moitié de l’année, le groupe avait multiplié les préparatifs pour introduire en Bourse ReAssure, une filiale spécialisée sur la gestion de portefeuilles d’assurances fermés, mais a finalement suspendu l’opération en juillet, invoquant des conditions de marchés défavorables.