Résultats 2018 S1 : Baisse de 10% du bénéfice pour Prudential

Mike Walls, CEO de Prudential
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L’assureur britannique Prudential a publié mercredi un bénéfice net en repli de 10% au premier semestre plombé par la vente d’un portefeuille de gestion de retraites, tout en se félicitant de l’avancée de son projet de scission.

Le profit net a atteint 1,356 milliard de livres (1,5 milliard d’euros) au cours des six premiers mois de l’année, selon un communiqué du groupe qui est également un poids lourd de la gestion d’actifs. Ce recul du bénéfice s’explique surtout par une perte avant impôt de 513 millions de livres liée à la cession, annoncée en mars dernier, d’un portefeuille de gestion de retraites de 12 milliards de livres au groupe de services d’assurance Rothesay Life.

En dehors de ce coût, les résultats du groupe sont bien orientés, avec une hausse de 2% à 2,4 milliards de livres de son bénéfice opérationnel, reflétant principalement un marché très porteur en Asie tant dans l’assurance que la gestion d’actifs. Le marché asiatique bénéficie à la fois d’une économie performante et du vieillissement de la population, qui va soutenir le recours aux produits d’assurance vie notamment.

Dans le même temps, Prudential dit avoir profité de taux d’intérêt plus élevés, notamment aux Etats-Unis, où la banque centrale est engagée dans un resserrement monétaire progressif. Des taux d’intérêt plus hauts permettent aux assureurs d’avoir des marges plus confortables et de proposer des produits plus attractifs aux clients.

Prudential est engagé par ailleurs dans une importante transformation puisqu’il a dévoilé en mars dernier un vaste projet de scission. Le groupe va à terme être séparé en deux sociétés cotées distinctes, l’une appelée M&G Prudential, dédiée à l’Europe, et l’autre, qui gardera le nom de Prudential, aux marchés porteurs en Asie, dont la Chine, et aux Etats-Unis.

Le groupe n’a pas donné de date précise mais se dit satisfait de l’avancée des préparatifs. Le projet ne pourra toutefois pas être effectif avant fin 2019 compte tenu des nombreuses conditions à remplir. Cette scission “démontre notre engagement envers nos actionnaires pour la création de valeur”, rappelle Mike Wells, directeur général du groupe, cité dans le communiqué. “Nous avons mobilisé nos équipes en interne (…) et nous faisons de bons progrès”, a-t-il précisé.