Résultats 2018 : Relyens tiré par l’international

Dominique Godet

Avec un chiffre d’affaires 2018 en hausse, le groupe mutualiste poursuit sa croissance, notamment grâce à l’international. La mutuelle Sham, société de tête de Relyens et spécialiste de la RC Médicale, réalise elle aussi une bonne année malgré un niveau de sinistralité élevé.

Fort d’une nouvelle identité, Relyens (ex-groupe Sham) enregistre des résultats 2018 en croissance. Le groupe mutualiste (composé des marques Sham, Sofaxis et Neeria) affiche un niveau de primes collectées en augmentation de 19M d’euros à 847M d’euros (dont 340M en IARD et 507M en assurances de personnes). Le chiffre d’affaires de Relyens atteint de son côté les 456M d’euros, en progression de 17M d’euros sur un an (+3,8%). Le résultat net du groupe est lui en repli de 37,7% à 16M d’euros contre 25,7M en 2017.

« Ces bons résultats sont portés par nos activités à l’international, tout en défendant nos positions sur le marché français », indique Dominique Godet, le directeur général de Relyens. Ainsi, le groupe, réalise un chiffre d’affaires de 109M d’euros en Espagne et en Italie, où son niveau de primes collectées a augmenté de 36M d’euros, quand celui de l’Hexagone est en baisse.

Implanté en Allemagne depuis quelques mois, Relyens s’y est fixé plusieurs objectifs. « Nous souhaitons transformer le marché assurantiel et essayant de passer du fait générateur à une base réclamation, tout en déployant dans ce pays notre offre de valeurs », indique Dominique Godet.

Sinistralité élevée

Du côté de la Sham, spécialiste de la RC médicale des établissements de santé, l’exercice 2018 aura lui aussi été réussi, puisque la mutuelle, société de tête du groupe, enregistre un chiffre d’affaires en progression de 5,4% à 393M d’euros, là aussi tiré par les activités espagnoles et italiennes.

Pourtant, la Sham a dû faire face à une nouvelle hausse de la sinistralité pour 2018, avec une charge sinistre qui s’élève à 362M d’euros, contre 322,5M l’année précédente. « La dégradation continue du coût du risque nous oblige à une rigueur de souscription dans un contexte de baisse tarifaire », déplore Dominique Godet qui, du fait d’une forte concurrence, évoque des diminutions « de 30 à 40% ces dernières années », notamment sur le marché de la RC médicale où les équilibres techniques sont mis à mal. « Il suffit de l’arrivée d’un nouvel acteur opportuniste pour faire écrouler les prix du marché », ajoute-t-il. Par ailleurs, l’incendie du CHU de Pointe-à-Pitre a également pesé lourd dans les comptes de la Sham, avec une charge sinistre de près de 40M d’euros rien que sur cet évènement.

La mutuelle d’assurance peut néanmoins s’appuyer sur son activité d’investissement qui lui permet de dégager un résultat financier de 51,3M d’euros sur l’année 2018 (contre 54,9M en 2017). « Ce pilotage rigoureux de nos activités d’investissement est essentiel pour un assureur de risques longs comme nous et permet de participer au financement du coût du risque », lance le DG.

Cap sur 2021

Avec un nouveau plan stratégique 2019-2021 lancé en janvier dernier, Relyens s’est fixé plusieurs objectifs dont celui de poursuivre son développement à l’étranger. Le groupe veut également diversifier son offre, notamment auprès des agents territoriaux. Positionné sur la couvertures des risques statutaires via sa filiale Sofaxis, le mutualiste peut également compter sur Neeria, son entité de conseil, pour proposer des offres plus globalisées à ses clients.