Résultats 2018 : Forte hausse du chiffre d’affaires pour SPVie

SPVie Assurances annonce avoir doublé son chiffre d’affaires sur l’exercice 2018. Le courtier grossiste, qui souhaite ouvrir son capital à l’ensemble de ses collaborateurs, ambitionne désormais de se développer sur la prévoyance des TNS.

SPVie Assurances poursuit sa croissance avec une progression de près de 100% de son chiffre d’affaires à 21,4M d’euros (contre 11,1M en 2017), dont 5,1M en IARD et 16,3M en ADP. Le grossiste affiche par ailleurs une rentabilité de 10% sur l’exercice. Dans le détail, SPVie enregistre à fin 2018 près de 100M d’euros de primes collectées, 91M d’euros d’encours gérés, 60 000 bénéficiaires en santé et un portefeuille de 76 000 contrats.

En termes de distribution, le courtier, qui opère en direct ou via son réseau de 800 intermédiaires partenaires (qui lui assurent 80% de son business), veut également développer son réseau de franchises lancé l’année dernière. « Nous sommes aujourd’hui en phase de déploiement pour atteindre notre objectif de 60 points de vente en quatre ans. Au-delà du conseil physique, ce réseau franchisé s’appuie sur une plateforme digitale qui permet de traiter rapidement les actes de gestion », indique Cédric Pironneau, le directeur général de SPVie. Pour compléter ses différents canaux de souscriptions, le courtier s’apprête à lancer dans les prochaines semaines une nouvelle plateforme de souscription directe qui permettra au client de souscrire en ligne ou de faire appel à un relai physique.

Ambitions 2020

SPVie, qui s’est fixé un objectif de croissance de chiffre d’affaires de 50% à horizon mars 2020 (en croissance organique), se dit également ouvert à des opérations de croissance externe, en fonction des opportunités du marché.

Surtout, le grossiste souhaite capter de nouveaux clients en santé, prévoyance, et retraite Madelin. « La protection sociale des TNS est clairement notre axe de développement pour les prochains mois et nous ciblons une population d’artisans / commerçants plutôt modestes », indique pour sa part Jérémy Sebag, le président de SPVie, qui propose déjà une offre dont le risque est porté par Axa. « Sur ce créneau, contrairement à la concurrence, nous croyons à la sélection médicale. Même s’il est indispensable de digitaliser le parcours de souscription, nous préférons un schéma classique avec sélection médicale pour pérenniser nos rapports avec notre porteur de risques », ajoute Jérémy Sebag.

Par ailleurs, SPVie lancera une offre emprunteur fin 2019 ainsi qu’une offre collective en santé / prévoyance multi-CCN pour l’année prochaine. Les dirigeants du courtier ont également annoncé vouloir ouvrir le capital de l’entreprise à tous les collaborateurs dans les prochains mois pour une enveloppe globale « proche de 5% ».

VAD et 100% Santé

Interrogé sur la vente à distance « qui représente 40% du chiffre d’affaires de SPVie sur la partie grossiste » selon Cédric Pironneau, Jérémy Sebag reconnaît que l’activité est décriée, « avec des pratiques commerciales parfois mal faites ». Et ce dernier d’ajouter, « nous avons arrêté de travailler avec certains courtiers et nous encadrons le plus possible ceux dont les pratiques peuvent poser problème. Il y a un vrai travail de moralisation à faire ». Le grossiste a notamment fait l’objet d’un contrôle de l’ACPR en 2017 sur le cas de Provitalia, sanctionné ce jour par le gendarme du secteur. « En tant que fournisseur, nous l’avons accompagné pour qu’il puisse faire évoluer sa manière de vendre », poursuit Jérémy Sebag.

Le courtier s’est également exprimé au sujet du 100% Santé qui anime la place ces derniers mois. « Ce n’est que du marketing social. Sur le plan technique, ça ne pourra que faire augmenter les prix », lance Jérémy Sebag. « Le 100% Santé uniformise les garanties et la différenciation ne se fera plus que sur les services et la qualité de gestion », ajoute Cédric Pironneau.

Enfin, Jérémy Sébag, également président de la CSCA IDFO, a rappelé « les discussions compliquées avec le Trésor » au sujet du projet d’autorégulation du courtage, en insistant sur les services apportés par les syndicats aux petits courtiers de proximité.