Résultats 2017 S1 : Munich Re confirme ses prévisions pour 2017

Le géant allemand de la réassurance Munich Re a jugé mercredi « réaliste » la fin de l’érosion de son bénéfice net en 2017 et dit espérer une amélioration progressive ces prochaines années.

Au terme d’un deuxième trimestre en repli mais meilleur que prévu, le groupe bavarois a confirmé sa prévision annuelle de résultat net, qui doit se situer dans une fourchette comprise entre 2,0 et 2,4 milliards d’années. Or, le niveau était d’au moins 3 milliards d’euros durant les années passées jusqu’en 2015 avant de chuter à partir de 2016, dans la foulée de deux éléments persistants, à savoir les taux d’intérêt faibles et le manque de pression sur les prix des primes de réassurance.

« Ces facteurs d’influence sur le résultat sont hors du contrôle de quelque stratégie d’entreprise que ce soit », a expliqué lors d’une conférence de presse Joachim Wenning, nouveau patron du groupe de réassurance. Munich Re se dit toutefois en mesure de compenser ces éléments perturbants. « La stabilisation du résultat au niveau 2017 nous semble réaliste et une amélioration pas à pas est visée les années à venir », a déclaré le dirigeant, sans se livrer à un chiffrage précis.

Pour parvenir à ses fins, Munich Re compte sur le redressement en bonne voie d’Ergo, sa filiale dans l’assurance, dont la performance devrait s’améliorer de 100 à 150 millions d’euros d’année en année. Et dans la réassurance, en dépit d’un « marché mou », il s’agit de saisir les affaires présentant un bon rapport entre le risque et le profit attendu, a expliqué M. Wenning, alors que Munich Re est réputé prudent avec les affaires lui semblant trop risquées. Grâce à de moindres remboursements en termes de catastrophes naturelles, le groupe allemand, dont le coeur de métier est d’épauler les assureurs contre les risques qu’ils encourent, a enregistré un bénéfice net de 733 millions d’euros au deuxième trimestre, en baisse de 25% sur un an mais meilleur que les 685 millions attendus par les analystes.

En particulier, les recettes du groupe ont été soutenues par un résultat sur les placements financiers élevé et une charge liée aux grands dommages inférieure à la moyenne. Le groupe a cependant pâti du renchérissement de l’euro. Les pertes liées aux seules catastrophes naturelles se sont réduites à 66 millions sur le trimestre, après 335 millions un an plus tôt. Le dommage le plus coûteux au deuxième trimestre a été une violente tempête début mai aux Etats-Unis, a indiqué Munich Re.

« La prévision pour 2017 penche probablement du côté de la prudence après le bon résultat du second trimestre », estimait Thorsten Wenzel, analyste chez DZ Bank. Le bénéfice net a atteint 1,3 milliard d’euros après six mois, mais pas question d’espérer la même performance sur la seconde partie de l’année, d’expérience davantage marquée par les catastrophes climatiques (ouragans, cyclones, etc), a prévenu le directeur financier Jörg Schneider.