Résultats 2017 : Le bénéfice de Munich Re plombé par les Cat’ Nat’

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Le géant allemand de la réassurance Munich Re a annoncé mardi un bénéfice en recul de 85% en 2017, en raison d’une série de catastrophes naturelles, mais a garanti un dividende stable à ses actionnaires.

Le groupe de Munich, dont le coeur de métier est d’épauler les assureurs contre les risques, a généré l’an dernier un bénéfice net part du groupe de 375 millions d’euros, conforme à sa prévision d’un “petit bénéfice” communiquée à l’issue des résultats du 3e trimestre au cours duquel il avait essuyé une lourde perte (1,4 milliard d’euros) à cause des catastrophes naturelles.

Les analystes interrogés par le prestataire de services financiers Factset tablaient sur un bénéfice net de 436 millions d’euros. Au seul quatrième trimestre, Munich Re a dégagé un bénéfice net de 530 millions d’euros, en hausse de 8% sur un an, selon une estimation provisoire du groupe.

Pour le géant de la réassurance qui prévoyait initialement de dégager un bénéfice annuel compris entre 2 et 2,4 milliards d’euros, il s’agit du plus mauvais résultat depuis la perte de près d’un milliard d’euros essuyée lors de l’exercice 2005. En dépit de cette contre-performance, l’entreprise promet de verser à ses actionnaires un dividende identique à l’année passée, soit 8,60 euros par action.

“Notre dividende est fiable. Grâce à notre solidité en capital, nous avons été en mesure de bien résister aux pertes élevées dues aux catastrophes naturelles”, a commenté Jörg Schneider, directeur financier du groupe, cité dans un communiqué. Les ouragans Harvey, Maria et Irma, qui ont frappé l’an passé les Caraïbes et les côtes américaines, ont causé à eux seuls des remboursements de 2,7 milliards d’euros.

Le total annuel des remboursements s’est élevé à 3,7 milliards d’euros à cause également d’un tremblement de terre survenu au Mexique et des dégâts causés par l’homme. La branche réassurance a ainsi achevé l’année sur un maigre résultat opérationnel (Ebit) de 73 millions d’euros, contre 2,9 milliards un an auparavant. La branche d’assurance primaire, Ergo, a en revanche confirmé son redressement avec un résultat opérationnel de 273 millions d’euros l’année passée, pratiquement multiplié par 7 en un an et supérieur à l’objectif fixé dans la fourchette de 200 à 250 millions d’euros. Globalement, les entrées de primes brutes, l’équivalent du chiffre d’affaires dans le secteur de l’assurance, ont progressé de 0,5% sur l’année, à 49,1 milliards d’euros.

Au 1er janvier, le groupe a signé pour 9,9 milliards d’euros de nouveaux contrats, alors que ceux parvenus à échéance ont porté sur 8,3 milliards d’euros. Les prix des polices d’assurance ont surtout augmenté dans les régions frappées par les catastrophes naturelles, a noté l’assureur.