Résultats 2015 : Hausse du bénéfice de 16% pour Prudential

L’assureur britannique Prudential a fait état mercredi d’une hausse de 16% de son bénéfice net en 2015, grâce à ses activités vis-à-vis de la classe moyenne asiatique et envers les nouveaux retraités américains ainsi qu’à l’assurance-vie au Royaume-Uni.

Le groupe a dégagé un bénéfice net de 2,579 milliards de livres (3,330 milliards d’euros), tandis que son bénéfice opérationnel a bondi de 26% à environ 4 milliards de livres (5,15 milliards d’euros). « Nous avons réalisé une performance solide en 2015. Nous continuons de croître sur nos indicateurs de référence malgré les incertitudes économiques et les défis que représentent les bas taux d’intérêt à long terme », s’est félicité le directeur général du groupe, Mike Wells, dans un communiqué.

Indicateur très suivi par le marché, les ventes de nouveaux contrats ont grimpé de 20%, à 2,617 milliards de livres. Dans le détail, Prudential a élevé de 22% son bénéfice opérationnel après impôt en Asie, où les activités du groupe se concentrent « sur les besoins d’assurance et d’investissement de la classe moyenne en croissance dans la région, via un réseau d’agences de grande qualité et de partenariats bien établis avec les banques », a souligné M. Wells.

Aux États-Unis, ce bénéfice opérationnel a grimpé de 18%, le groupe expliquant s’occuper entre autres des besoins de la génération du « baby-boom » qui part progressivement à la retraite. Prudential y possède notamment Jackson National, numéro un aux États-Unis sur le marché des assurances-vie dites à annuités variables, des produits souvent utilisés à des fins d’épargne-retraite.

Au Royaume-Uni, où le bénéfice opérationnel est monté de 17%, Prudential a profité notamment des changements législatifs en cours autour des systèmes de retraite pour y doper son offre de produits dans le domaine des pensions. Pour l’année 2016, l’assureur a prévenu qu’il faisait face à « une incertitude macro-économique et à une instabilité des marchés qui rendent plus difficiles à prévoir les perspectives de croissance à court terme ».

Il s’est néanmoins montré relativement confiant, soulignant que ses progrès restaient « soutenus par une demande structurelle pour les placements à rendement régulier et pour les produits d’assurance en Asie ». Le groupe a in fine décidé d’élever son dividende ordinaire pour l’ensemble de l’année de 5 pence, à 38,78 pence par action, et d’octroyer à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 10 pence supplémentaires.