Résultats 2014 : Du principe de portefeuille à celui de communauté pour la Maif

VIDEOS – La Maif a présenté ses résultats pour l’exercice 2014. Une année marquée par la fin de son plan stratégique. 2015 amorce donc un nouveau plan résolument marqué par le principe de communauté.

En 2014, la Maif a enregistré un chiffre d’affaires de 3.278M d’euros, en hausse de 3,5% par rapport à 2013. Toutes les branches participent à cette croissance qui est tout de même largement tirée par l’assurance vie.

« Cette hausse du chiffre d’affaires est notamment imputable à l’augmentation du nombre de sociétaires et du nombre de contrats. Elle n’a pas été tirée par les tarifs puisque en dehors de la MRH [+3%, ndlr], nous avons maintenu nos prix », explique Pascal Demurger, directeur du Groupe Maif.

Le nombre de sociétaires est en effet lui aussi en croissance (+44.214) portant le nombre de sociétaires à 3,066 millions pour 10,31 millions de contrats.

En assurance vie, le groupe Maif « suit la tendance du marché, mais sur une dynamique plus prononcée », souligne Pascal Demurger. Seul bémol, le part des U.C reste modérée dans le portefeuille. Moins 5% dans le stock et moins de 20% sur les affaires nouvelles.
Ces indicateurs au vert permettent l’amélioration du résultat qui grimpe à 194M d’euros (176M d’euros en 2013) et donc d’abonder les fonds propres qui dépassent les 2,2Mds d’euros. La marge de solvabilité se porte ainsi à 260% hors plus-values latentes, et 379% en les incluant.
Ces résultats font qualifier l’année « d’exceptionnelle » par Dominique Mahé, le PDG du Groupe

« On ne va plus gérer un portefeuille de clients, mais une communauté de sociétaires »

L’année 2014 a également été marquée par la fin du plan stratégique entamé en 2009 et essentiellement axé sur la réorganisation des réseaux et des systèmes d’informations. La Maif a dévoilé son nouveau plan stratégique (2015-2018) développé autour du principe de communautés. « On ne va plus gérer un portefeuille de clients, mais une communauté de sociétaires », lance Pascale Demurger.

Ce nouveau plan stratégique tient compte de l’évolution des comportements des consommateurs. « Nous sommes sur un développement de l’usage et moins de la propriété. Les consommateurs sont devenus experts avec cette mine infinie de connaissances que représente internet. Ils exigent en outre beaucoup plus d’immédiateté dans leur relation avec leur assureur », précise Dominique Mahé.

Insistant sur l’idée de confiance aussi bien à l’intérieur de la maison Maif que vis-à-vis des sociétaires, le groupe mise sur l’économie collaborative. Après avoir investi 2,6M d’euros dans Koolicar et 4M d’euros dans GuestToGuest, l’assureur mutualiste prévoit de créer un fonds dédiés et abondés à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros. « Nous devrions le mettre sur pied durant l’été. Notre ambition est de devenir un partenaire de référence de l’économie collaborative », détaille Pascal Demurger.

Cette stratégie a lourdement pesée dans le départ de Sferen, « trop contraignant », selon Pascal Demurger. Pour se développer sur l’économie collaborative, plusieurs axes sont possibles. Outre la prise de participation, la mutuelle d’assurance prévoit de jouer un rôle de conseiller ou d’intervenir sur son métier pour les questions ayant trait au couvertures assurantielles (location auto, échange de maisons…).
Derrière ce cheminement, se cache également la volonté de moderniser l’image de la marque en signant des partenariats avec des start-ups. « Nous avons actuellement beaucoup de discussions en cours », explique Pascal Demurger sans donner plus de précisions.

La Maif compte aussi mettre l’innovation au cœur de son prochain plan stratégique. Une innovation ouverte et participative, comme moyen de souder la communauté Maif autour de la marque et de maintenir ses taux d’attrition (- de 1% de départ volontaire en 2014). Le Maif Social Club, un portail en ligne qui propose des informations en avant-première et même des petites annonces des sociétaires Maif est une nouvelle illustration de cette idée de mettre l’accent sur l’idée de communautés.