Résultats 2012 : ING supprime 2.400 emplois après une baisse de 32,5% de son bénéfice

Le bancassureur hollandais ING a réalisé un bénéfice de 3,89Mds d’euros, en baisse de 32,5% mais supprimera de nouveau des emplois en Belgique et aux Pays-Bas.

Le bancassureur néerlandais ING a annoncé mercredi 2.400 nouvelles suppressions d’emplois au sein de ses branches bancaires aux Pays-Bas et en Belgique dans le cadre de programmes de réduction des coûts et publié un bénéfice net en baisse de 32,5% pour l’année 2012.

« La banque de détail néerlandaise va étendre le programme de transformation débuté en 2011, ce qui va mener à environ 1.400 redondances supplémentaires d’ici à fin 2015, et réduire les dépenses de 120 millions d’euros supplémentaires par an à partir de 2016 », a indiqué le directeur exécutif du groupe, Jan Hommen, cité dans un communiqué.

Jan Hommen a précisé que des provisions en vue de couvrir les coûts de restructuration avaient été prises au titre de 2012, plombant en partie les résultats du groupe.

ING avait annoncé en novembre 2012 la suppression de 1.350 emplois dans la branche assurance en Europe d’ici à 2014 et de 1.000 emplois dans la branche bancaire à travers le monde à partir de 2015, pour des économies annuelles de 460M d’euros.

Le groupe néerlandais, qui emploie au total environ 90.000 personnes à travers le monde, a en outre publié mercredi un bénéfice net de 3,89Mds d’euros pour 2012, en baisse de 32,5%, plombé par des coûts de restructuration, des pertes liées à la vente d’actifs à risque et des charges liées à des produits de rente garantissant un retour minimum aux Etats-Unis.

Bénéfice net en forte baisse, des provisions passées

Le quatrième trimestre a de son côté pourtant été marqué par une hausse de 20,9% du bénéfice net en glissement annuel, à 1,43Md d’euros, résultat porté par les gains réalisés par la vente de filiales, dont la banque en ligne ING Direct Canada et les activités d’assurance en Malaisie.

Ces ventes avaient été imposées à ING par la Commission européenne dans le cadre de l’aide publique de 10Mds d’euros dont avait bénéficié le groupe lors de la crise financière en 2008. Gardienne de la concurrence en Europe, la Commission avait exigé, en plus du remboursement à l’Etat néerlandais, des restructurations et des ventes.

La Commission européenne avait accepté en novembre d’adoucir le plan de restructuration imposé en 2009 au bancassureur néerlandais, principalement en lui accordant plus de temps pour vendre certaines filiales. ING a indiqué mercredi que son ration de fonds propres dits « durs » (Core Tier One), atteignait 11,9% au 31 décembre 2012 et rappelé qu’il ne payerait pas de dividende à ses actionnaires avant d’avoir remboursé l’Etat néerlandais, ce qui devrait être fait pour mai 2015 au plus tard.

Le groupe néerlandais participera également au sauvetage de la quatrième banque des Pays-Bas SNS Reaal, à hauteur de 300 à 350M d’euros.

(Avec AFP)