Résultats T1 : ING sort du rouge avec un bénéfice net de 800M d’euros

Le bancassureur néerlandais ING a publié mercredi un bénéfice net en hausse après plusieurs trimestres consécutifs de baisse et a assuré “accélérer” l’introduction en Bourse de ses activités d’assurances en Europe.

Le bénéfice net part du groupe s’est établi à 800M d’euros, en hausse de 38% en glissement annuel. Le groupe a de plus enregistré des bénéfices supplémentaires d’un milliard d’euros, notamment via la vente de certaines de ses filiales, ce qui porte le bénéfice net général à 1,80Md d’euros.

Ce chiffre est légèrement inférieur aux attentes des analystes interrogés par l’agence Dow Jones Newswires, qui avaient tablé sur un bénéfice net de 1,88Md d’euros.

Se félicitant de l’entrée en Bourse début mai de ses activités d’assurances aux États-Unis, malgré son prix plus bas qu’initialement prévu, ING a par ailleurs assuré être “en train d’accélérer les préparations pour l’hypothèse de base d’une entrée en Bourse de notre société d’assurances européenne, avec le but d’être prêt à entrer sur le marché en 2014″, a indiqué le directeur exécutif de groupe, Jan Hommen, cité dans le communiqué.

L’entrée en Bourse aux États-Unis “répond à notre accord avec la Commission européenne de vendre 25% de nos activités aux États-Unis avant la fin de l’année“, a ajouté M. Hommen.

ING doit lever des liquidités afin de rembourser l’aide publique de 10Mds d’euros qui lui a été accordée en 2008 lors de la crise financière.

En plus du remboursement, les autorités européennes de la concurrence lui avaient imposé des ventes de filiales. ING devait notamment avoir cédé au moins 25% de sa filiale américaine fin 2013, plus de 50% fin 2014 et le reste fin 2016.

Malgré l’environnement macroéconomique difficile”, les activités bancaires du groupe ont elles enregistré une très légère hausse de leur bénéfice, reflétant des améliorations de sa marge nette d’intérêts, notamment des marges sur les prêts plus hautes, selon ING.

Les dépôts et les prêts étaient en hausse au cours du trimestre alors que les coûts étaient en baisse, notamment par les licenciements prévus dans le cadre de programmes de réductions de coûts, qui ont “neutralisé des coûts de pension plus élevés et les augmentations salariales” notamment.

Le bancassureur avait annoncé en février que 2.400 emplois supplémentaires allaient disparaître dans ses filiales bancaires belges et néerlandaises, après avoir annoncé en 2011 et 2012 les suppressions de plus de 4.000 emplois au total dans le cadre de programmes de réduction des coûts.

Les coûts relatifs au risque de crédits sont eux restés élevés dans un environnement macroéconomique faible“, a par ailleurs souligné ING.

Les activités d’assurances en Europe et en Asie continuent d’être atteints par des taux de rendements des réinvestissements plus faibles, et par une baisse des ventes des assurances autres que les assurances-vie aux Pays-Bas à cause du “ralentissement économique“.

Le groupe néerlandais, qui emploie au total environ 90.000 personnes à travers le monde, a ajouté que son ratio de fonds propres dits “durs” (Core Tier One), atteignait 12,3% au premier trimestre ou 10,9% selon Bâle III.

Cela permet au groupe néerlandais “de prévoir 1,5Md d’euros de transfert au groupe dans le deuxième trimestre“, ce qui fera diminuer la double comptabilisation dans la société de gestion et rapprochera ainsi le groupe de la séparation effective de ses activités bancaires et d’assurances, selon la même source.