Résultats 2011 : Hausse du résultat pour la Maif qui veut s’allier à la MGEN

Chiffre d’affaires en légère baisse mais résultat net en forte hausse sont les deux indicateurs de l’année 2011 de la Maif. La mutuelle d’assurances veut également se rapprocher de la MGEN pour diversifier son offre en assurances de personnes.

La Maif a suivi la tendance du marché en 2011, en faisant mieux. Légère contraction du chiffre d’affaires à 3,09Mds d’euros (-1,5%) tandis que le résultat net s’est apprécié fortement, passant de 19 à 51M d’euros pour 2011, à l’inverse de beaucoup d’assureurs. Pourtant, pour la Maif aussi, la hausse du chiffre d’affaires en dommages a été de 4%, alors que le chiffre d’affaires de l’assurance-vie et des assurances de personnes reculait de 18%, sans toutefois que la Maif ne connaisse de mois de décollecte en épargne, ni en 2011, ni sur les permiers mois de 2012 selon Pascal Demurger, le directeur du groupe. La collecte nette est toutefois passée de 240 à 150M d’euros, soit une baisse de 66%.

Plusieurs raisons ont permis à la Maif de se distinguer. En premier lieu, la baisse de la charge sinistre de 7,1%, soit 44M d’euros a permis d’économiser en dommages. La Maif a également pu stabiliser ses frais généraux et le contrôle de sa masse salariale soumise à une évolution forte.

Autre raison, la Maif a enregistré de moindres pertes sur les produits financiers que certains concurents. Sur ce point Pascal Demurger est resté plutôt discret, la Maif refusant de donner des chiffres précis. « Les résultats financiers sont de l’ordre de 400 à 500M d’euros dans une année normale » a-t-il précisé. En 2011, ce résultat a été moins bon d’une bonne centaine de millions d’euros a-t-il laissé entendre.
La Maif a réduit son exposition aux pays périphériques en 2011, à 6% de ses actifs et jusqu’à 1,4% en fin d’année.

La mutuelle nirotaise vise un équilibre 75-25 (IARD – Personnes) dans la répartition du chiffre d’affaires qu’elle n’a pu atteindre, alors que c’était le cas en 2010. Les 25% en assurances de personnes ont été impacté par la chute de 18% du chiffre d’affaires, qui est porté principalement par l’épargne. La prévoyance représente environ 80M d’euros et la GAV 150M d’euros de chiffres d’affaires et ne pèsent pas assez pour changer la tendance.

Pour ce faire, la Maif entend se rapprocher de la MGEN « pour construire des offres complémentaires » a annoncé Roger Belot.
L’alliance a été annoncée la semaine passée à l’Assemblée générale et Thierry Beaudet, président de la MGEN a été élu au Conseil d’administration de la Maif. Pour le moment, rien ne se dégage. Ni Roger Belot, ni Pascal Demurger n’ont pu donner un calendrier ou des orientations précises. « Nous voulons développer des offres plus protectrices et plus ambitieuses » a commenté Roger Belot, à propos notamment de la dépendance. La prévoyance est également au centre des cibles pour la Maif et l’apport de la MGEN peut-être double. La création d’Istya autour de la première mutuelle française donne des possibilités de partenariats en dommages relativement importante à la Maif. Même si l’objectif reste avant tout les assurances de personnes.