Résiliation « en trois clics » : Une lente mise en place par les assureurs

En 2023, les assurés pourront résilier leur contrat en ligne via un simple bouton.
A partir du 1er juin 2023, les assurés pourront résilier leurs contrats d'assurance en ligne via un simple bouton.

Les assureurs profitent à plein du délai de trois mois accordé par Bercy pour la mise en place de la résiliation simplifiée en ligne, permettant théoriquement depuis le 1er juin à leurs clients de résilier « en trois clics » leurs contrats d’assurance.

Le décret d’application de la loi en faveur du pouvoir d’achat et de la protection des consommateurs date bien du 1er juin 2023, mais trois mois de « mise en conformité » ont été accordés. Ce décret permet aux consommateurs de disposer d’une nouvelle modalité de résiliation en leur « évitant, par exemple, l’envoi d’un courrier recommandé ou d’autres démarches plus complexes visant à ralentir ou décourager les démarches de résiliation », se félicitait le ministère de l’Économie dans un communiqué du 1er juin.

Plusieurs groupes contactés ces jours-ci par l’AFP admettent que le dispositif n’est pas encore en place mais que les travaux d’application sont « en cours ». C’est le cas par exemple pour le réseau Covéa (marques MMA, MAAF et GMF). Axa France explique de son côté qu’il « poursuit l’adaptation de son site internet à la nouvelle réglementation pour permettre la résiliation en ligne de bout en bout ».

Groupama indique que la mise en ligne « sera effective le week-end du 25 juin », le « petit décalage » s’expliquant « par des gros tests informatiques qui ne peuvent se faire qu’à certains moments de l’année, selon des créneaux fixes ».

Le sujet n’est pourtant pas nouveau, puisque la loi dont il est issu « portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat facilitant la résiliation en ligne des contrats » date de près d’un an, le 16 août 2022. Cette loi ouvre « juste un canal supplémentaire » pour la résiliation, tempère Olivier Moustacakis, cofondateur du comparateur Assurland.com joint par l’AFP, qui ne voit pas de « mauvaise volonté » de la part des assureurs.

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