Rémunérations : L’Etat américain ne parvient pas à limiter les salaires des dirigeants d’AIG

Les Etats-Unis ont échoué dans leur tentative de limiter les salaires des dirigeants de sept grands groupes sauvés pendant la crise grâce à une aide financière exceptionnelle des contribuables, selon un rapport officiel publié mardi.

Le “superviseur spécial” chargé du contrôle de la paye “n’a pas pu limiter efficacement les rémunérations dans ces sept entreprises car (le Trésor) lui a imposé une contrainte: que son but principal soit d’obtenir d’elles le remboursement” des fonds qui leur avaient été avancés, indique ce rapport des services de l’inspecteur général chargé du contrôle du plan de sauvetage de la finance (Sigtarp).

“Bien que d’une manière générale, il ait limité les rémunérations au comptant et imposé des réductions de salaires”, le “superviseur spécial a approuvé des régimes de rémunération de plusieurs millions de dollars pour nombre des 25 personnes les mieux payées” dans chacune des entreprises sous sa coupe, en particulier chez l’assureur AIG, note le Sigtarp.

Selon le rapport, ce sont ainsi 49 personnes qui ont bénéficié de rémunérations annuelles de plus de 5 millions de dollars pour la période 2009-2011.

Le poste de “superviseur spécial” a été assuré de juin 2009 à septembre 2010 par Kenneth Feinberg. Avocat réputé, M. Kenneth avait été nommé par le président Barack Obama et avait donné, avec l’aide du Trésor, une grande publicité à son action, contrairement à son successeur, Patricia Geoghegan.

L’autorité de Mme Geoghegan ne s’étend plus aujourd’hui que sur trois entreprises, l’assureur AIG, le constructeur automobile General Motors et le groupe de services financiers Ally.