Le Baromètre AXA de la retraite 2007/2008 : La Suisse, le pays des gens heureux et en bonne santé

    D’après une étude AXA menée dans 26 pays, les retraités suisses sont ceux qui, comparativement, se portent le mieux, occupant le haut du tableau surtout sur le plan financier. Les actifs aimeraient avoir un revenu leur permettant de garder un bon niveau de vie après leur départ à la retraite, c’est pourquoi ils considèrent que leur prévoyance financière relève davantage de leur propre responsabilité. Ils sont en effet préoccupés par l’avenir de l’AVS.

    Les retraités se portent mieux en Suisse que dans n’importe quel autre pays. C’est ce qu’a révélé le Baromètre AXA de la retraite, une étude réalisée dans 26 pays parmi 18 000 actifs et retraités. Si la santé reste un facteur de satisfaction important, la sécurité financière contribue de façon déterminante à une bonne qualité de vie. Les actifs interrogés espèrent également pouvoir bénéficier d’un niveau de vie élevé lorsqu’ils seront à la retraite. Eu égard aux changements possibles de l’AVS et au relèvement probable de l’âge de la retraite, ils sont aujourd’hui de plus en plus dans l’obligation de veiller eux-mêmes à leur prévoyance. Ils commencent à réfléchir à la question dès l’âge de 34 ans. Les salariés ne sont que 50% à utiliser le troisième pilier ou d’autre formes de prévoyance vieillesse. Alors que les retraités n’ont commencé à planifier leur prévoyance qu’à l’âge de 42 ans, on constate chez les actifs un intérêt de plus en plus précoce pour les aspects financiers de la retraite.


    Champions du monde de l’argent de poche et en pleine forme, selon la comparaison internationale

    Après déduction des dépenses courantes, un retraité dispose aujourd’hui en Suisse d’environ 1000 CHF par mois pour ses loisirs, plus que dans n’importe quel autre pays analysé dans la comparaison. A cela s’ajoute qu’il est généralement en excellente santé: en effet, 30% des retraités font du sport et 28% d’entre eux partent régulièrement en randonnée. Ils sont aussi souvent impliqués dans la vie culturelle, adorent voyager et affirment que la famille occupe une place importante dans leur vie. Rien d’étonnant donc à ce que plus de 90% des sondés estiment que leur qualité de vie est restée la même qu’avant, voire qu’elle s’est améliorée. Les retraités suisses s’attendent à passer 22 «années d’insouciance» entre leur départ à la retraite et le moment où ils seront «vieux». Les actifs sont plus pessimistes puisqu’ils ne tablent que sur 12 de ces «années d’insouciance».

    Une responsabilité personnelle croissante pour la prévoyance vieillesse
    Alors que les retraités ont quitté la vie active à l’âge de 62 ans en moyenne, les actifs actuels voudraient en faire autant dès 59 ans, mais ne pensent pas partir avant 63 ans. Les retraités et les actifs sont d’accord sur le fait qu’il leur incombe de veiller eux-mêmes à leur prévoyance financière. Les actifs qui ont choisi une solution de prévoyance investissent en moyenne 788 CHF par mois et optent principalement pour des placements sûrs tels que les assurances-vie, l’immobilier ou encore les produits du marché des capitaux. Néanmoins, seule la moitié des actifs utilise le troisième pilier ou d’autres formes de prévoyance vieillesse.

    L’avenir de l’AVS empêche les actifs d’envisager leur retraite en toute quiétude
    La grande majorité des personnes interrogées se dit très préoccupée par l’avenir de l’AVS. 70% des actifs estiment en effet que les prestations seront sensiblement réduites et qu’il faut s’attendre à une réforme de l’AVS dans les dix ans à venir. 80% des actifs mais aussi des retraités redoutent un relèvement de l’âge de la retraite. 40% des actifs pensent donc poursuivre une activité professionnelle même après leur départ à la retraite. Les Japonais sont encore plus pessimistes: ils sont en effet 71% à croire qu’ils travailleront encore quand ils seront en retraite. Seuls 44% des actifs suisses connaissent le montant probable de leur future retraite, et 30% d’entre eux pensent qu’elle sera insuffisante. Un tiers de tous les actifs craint de voir son niveau de vie chuter après le départ à la retraite.

    Les retraitées sont plus satisfaites, les sommes épargnées pour les héritiers sont moindres
    Les femmes retraitées sont 38% à penser qu’elles disposent d’une couverture financière insuffisante, peut-être à cause du travail à temps partiel ou de l’éducation des enfants. En revanche, seules 29% des femmes actives s’attendent à connaître des difficultés financières à l’âge de la retraite. Généralement, à la retraite, les femmes sont souvent plus satisfaites que les hommes du fait de leur forte implication sociale et des liens plus étroits qu’elles ont entretenus avec la société. Seuls 23% des retraités veulent préserver leur fortune afin de la transmettre à leurs héritiers. 66% d’entre eux, en revanche, veulent utiliser pour eux-mêmes l’argent épargné et profiter ainsi d’une retraite confortable, sans soucis d’ordre financier.

    Arrière-plan de l’étude
    Le Baromètre AXA de la retraite a été réalisé pour la quatrième fois cette année, à l’échelle internationale. C’est la première fois que la Suisse y a participé. Conduite dans 26 pays, l’étude représentative d’AXA a permis d’interroger 18 114 actifs et retraités sur leurs attentes, leurs souhaits et leur conception de la retraite. En Suisse, la Gesellschaft für Konsum-, Markt- und Absatzforschung (GfK) a interrogé 302 actifs et 298 retraités, à la demande d’AXA.

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