La filiale prévoyance de la Mutualité doit se stabiliser

Rien d’alarmant pour l’instant, mais l’Union nationale de prévoyance de la Mutualité française (UNPMF) doit veiller à rétablir ses réserves au plus vite pour ne pas connaître de désagréments dans les mois qui viennent. L’organisme, créé en 2002, gère les activités de prévoyance et d’assurance-vie des diverses mutuelles membres de la Fédération nationale de la Mutualité française depuis plus de 30 ans.

L’UNPMF doit se protéger en cette fin d’année 2009. Avec une volonté de développement et l’acquisition d’importants contrats d’assurance collective avec notamment des organismes comme Pôle-Emploi ou Safran, la branche prévoyance doit malgré tout prendre ses précautions. Malgré un chiffre d’affaires en progression, cette dernière doit pourtant se protéger et celà passe par l’amélioration de ses fonds propres.
En 2008, les moins-values latentes constituées à 50% d’obligations et à 50% d’actions, avaient rapporté à l’organisme près de 620M d’euros contre 140M aujourd’hui. Avec actuellement un indice CAC 40 oscillant autour des 3700 points, l’UNPMF devrait atteindre un indice de 4400 points pour retrouver un seuil d’équilibre en 2010 ! Un objectif cependant largement réalisable selon les dirigeants.

La filiale de la Mutualité s’était engagé sur des taux garantis qui l’ont mise à mal. Ainsi, ce sont “les actions des années 80, basées sur des taux en viager (environ 4,5%)” qui ennuient l’union de prévoyance explique une source interne. L’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (ACAM) a donc alerté cette dernière. L’UNPMF serait sous surveillances des autorités compétentes, même si celles-ci n’ont rien confirmé, et devra rapidement revoir son modèle pour affiner son équilibre budgétaire. Elle devrait pouvoir compter sur le soutien des mutuelles adhérentes, comme l’expliquait la Tribune de l’Assurance.