Gouvernement : Olivier Véran, nouveau ministre des Solidarités et de la Santé

Olivier Véran est le nouveau ministre de la Santé et des Solidarités. Il succède à Agnès Buzyn engagée dans la conquête de la mairie de Paris après le retrait de Benjamin Griveaux.

Après le retrait de Benjamin Griveaux de la course à la mairie de Paris vendredi 14 février dernier, la République en Marche a multiplié les réunions et les consultations afin de lui trouver un remplaçant. C’est finalement Agnès Buzyn qui a pris la décision de se jeter dans l’arène. Elle quitte donc son poste de ministre de la Santé et des Solidarités qu’elle occupait depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Elle est remplacée par Olivier Véran qui fut référent santé d’Emmanuel Macron lorsque celui-ci n’était alors que candidat à la présidence de la République. A 39 ans, cet Isérois de naissance est neurologue et diplômé de Sciences Po Paris. Soutien de la première heure du mouvement En Marche, il est élu député de l’Isère en juin 2017. Il est à ce titre rapporteur général de la commission des Affaires sociales chargé du PLFSS.

Il a par ailleurs été désigné en janvier dernier rapporteur sur le volet organique de la réforme des retraites, celui qui concerne l’équilibre financier. Olivier Véran connaît donc bien les dossiers chauds sur le bureau du ministère des Solidarités et de la Santé. Il devient également le principal interlocuteur des organismes complémentaires avec lesquelles il a pu avoir des relations parfois compliquées.

Le 20 mars 2019, alors que la commission des affaires sociales examinait la proposition de loi sur la résiliation infra-annuelle en santé, il avait notamment déclaré : « Alors que nous allons voter en commission une loi permettant aux Français de résilier leur complémentaire santé plus librement qu’aujourd’hui, j’ai rappelé que les coûts de gestion des complémentaires doivent diminuer. En 2019, ils vont dépasser ceux de l’Assurance Maladie, qui rembourse pourtant 78% des soins ! Je me suis aussi déclaré favorable à ce que nous mettions à l’étude la possibilité d’une complémentaire publique, portée par l’Assurance Maladie, notamment destinée à améliorer la couverture santé des personnes dépourvues de contrats collectifs ».

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