Complémentaires santé : Olivier Véran revient à la charge sur les tarifs

Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé.
Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a rappelé vendredi qu’il souhaitait que les tarifs des complémentaires santé “n’augmentent pas cette année” et a évoqué “des réflexions, des pistes de transformation” de l’articulation entre assurance maladie obligatoire et complémentaires, sur RMC/BFMTV.

“Il y a beaucoup de choses qu’on peut faire, j’ai semé des petits cailloux pendant la crise sanitaire, tout a été pris en charge à 100% par l’assurance maladie et je n’ai vu personne s’en plaindre”, a-t-il rappelé.

Les derniers échanges entre le gouvernement et les complémentaires santé autour de leurs tarifs ont été musclés. “Je ne dirai jamais que les mutuelles et les complémentaires ne servent à rien”, a déclaré le ministre tout en pointant “une part trop importante de (leurs) coûts de gestion”, soit “6 à 7 milliards de plus que si c’était l’assurance maladie qui se chargeait de ces soins”.

“L’évolution de la Sécurité sociale, l’évolution de la part de l’assurance-maladie, ça fait partie d’une réflexion. Cela veut dire que ce qui relève de la santé serait pris en charge par l’assurance maladie au titre de la santé”, a-t-il indiqué. “Ça veut dire qu’on pourrait développer, de l’autre côté, la part de prévention, d’éducation thérapeutique, nous appuyer davantage sur les complémentaires pour le numérique”.

“Si les cotisations devaient augmenter en 2022, ce serait pour faire face à l’augmentation des dépenses de santé des Français avec l’objectif de maintenir au plus bas le reste à charge”, avait indiqué jeudi la Mutualité française, pointant du doigt le vieillissement de la population, les soins de plus en plus coûteux en raison d’innovations technologiques, le développement des maladies chroniques. “Pour maintenir le niveau des cotisations au plus bas, les mutuelles ont fait baisser leur frais de gestion de 1,4 % par an depuis 2 ans”, ajoutait-elle.

Le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) a également indiqué jeudi que les partenaires sociaux composant son conseil d’administration “ne comprenaient pas la volonté de mettre à bas un modèle qui fonctionne et de modifier en profondeur l’organisation de l’assurance santé de l’ensemble de la population”, en référence à des travaux du Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie (HCAAM). La Fédération française de l’assurance (FFA) avait publié le 13 octobre un livre blanc présentant des propositions pour redessiner les complémentaires santé, parmi lesquelles une réduction de la fiscalité des contrats santé pour les rendre plus accessibles.

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