Disruption : big bang ou lente digestion ?

Disruption

Alors que pour certains, la disruption est un phénomène brutal, façon big-bang, elle  suit pour d’autres un processus de transformation progressive des comportements clients.
Ainsi nous voyons émerger dans tous les domaines, de nouvelles façons d’approcher l’individu, citoyen ou client, et de gérer la relation.
Certes, lorsqu’il s’agit d’organismes étatiques ou para-étatiques, on ne s’encombre guère d’états d’âmes sur la façon dont les administrés ressentent le changement et même comment ils peuvent être désorientés par le « tout-technologique » (impôts, régimes sociaux, cartes grises (quand ça fonctionne ! …).  Mais dans la vie de tous les jours, on ne compte plus les nouvelles applis qui sont censées faciliter la vie, ignorant que tout un chacun n’est pas équipé d’un  smartphone de dernière génération…
Toujours est-il que la multiplication de ces nouveaux moyens d’accès est de nature à impacter lourdement les attentes et comportements des consommateurs.
Dans le secteur de l’assurance, on voit apparaître nouvelles façons de s’adresser aux marchés : assurance collaborative et peer-to-peer, affinitaire, tarification comportementale, assurance on demand,…
Ces nouvelles approches restent encore marginales et ont aujourd’hui un impact limité sur les portefeuilles existant. Mais, demain, ces nouvelles façons de communiquer deviendront-elles la règle essentielle d’accès au client ?
Alors, pour les  assureurs, convient-il  de les ignorer, de les incorporer (notamment en les finançant ou les rachetant), de se transformer, avant que ces nouvelles façons d’aborder l’assurance n’envahissent le marché, stimulées par l’évolution des comportements et l’arrivée des jeunes générations ?
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