Courtage : Une semaine pour changer la CSCA

La Chambre syndicale des courtiers d’assurance a levé obstacle à sa refonte puisque le Sfac a largement approuvé son entrée dans la nouvelle organisation. Mais rien n’est réglé, tant que le Sycarif n’a pas réuni son assemblée générale extraordinaire et voté son entrée dans l’union.

La nouvelle version de la CSCA verra-t-elle le jour en 2014 ? Ce 2 décembre, le Syndicat français des assureurs conseils (SFAC) s’est réuni en assemblée générale extraordinaire pour valider sa dissolution, puis sa reconstitution au sein de l’union syndicale appelée à remplacer la CSCA.

L’arrivée du Sfac confirme la levée d’une des trois conditions suspensives au projet initié par Dominique Sizes en 2013. Avec l’approbation par 96% des suffrages environ des 4 résolutions, les membres du Sfac ont donc montré leur intention de rejoindre le projet.

Seulement, pour que l’Assemblée générale extraordinaire ait bien lieu dans les derniers jours de cette année 2014, il faut que les deux dernières conditions suspensives soient levées. Or le Sycarif, le Syndicat des courtiers d’assurance et de réassurance d’Île de France, pèse à lui tout seul sur la faisabilité du projet. En effet, les deux dernières conditions suspensives portent sur le nombre d’adhérents et les moyens financiers apportés par chaque syndicat. Et si 8 syndicats sur 10 ont déjà rejoint l’union, le Sycarif à lui seul bloque la levée des conditions.

Contacté, le Sycarif ne s’est pas encore exprimé sur le sujet. Mais il lui reste une semaine pour réunir son AGE et valider le projet. Car après le 12 décembre, la CSCA ne pourra convoquer sa propre AGE permettant la création de l’union.

A l’heure des rapprochements dans les fédérations d’assureurs, des discussions du CTip avec les autres fédérations, des signaux envoyés par la Mutualité vers le Gema, de l’unité des agents généraux, les courtiers d’assurance semblent jouer un jeu dangereux. Sans union, que restera-t-il des syndicats de courtage d’assurances ? Réponse dans une semaine.