Résultats 3T : AIG creuse ses pertes à 4,1Mds de dollars

AIG a annoncé jeudi une perte nette de 4,1Mds de dollars au 3e trimestre, contre 2,5Mds un an auparavant, plombé par le contexte boursier et les mauvais résultats de sa filiale de location d’avions.

AIG a annoncé jeudi un résultat largement en dessous des attentes : une perte nette de 4,1Mds de dollars, soit 1,60 dollar par action, alors que les analystes tablaient sur 27 cents de moins. Le chiffre d’affaires s’élève à 12,716Mds de dollars, lui aussi inférieur aux prévisions.

« AIG continue de naviguer dans un environnement économique mondial difficile et nos résultats pour le trimestre ont été affectés par le déclin des marchés financiers, des écarts croissants entre taux d’intérêts, et des taux d’intérêts en baisse, ainsi que par des pertes liées aux catastrophes », a expliqué le PDG du groupe Robert Benmosche dans un communiqué relayé par l’AFP.

Parmi les causes de ces résultats, une « perte de 2,3Mds de dollars dans la valorisation sur les marchés » de AIA, son ex-filiale asiatique encore détenue à un tiers. La filiale de location d’avions ILFC a elle aussi plombé les résultats : la direction a décidé de rapprocher la date du retrait de certains appareils, ce qui a causé une charge de 1,5Md de dollars.

Catastrophes naturelles

« Malgré l’environnement extérieur compliqué, nous sommes encouragés par les progrès que nous avons faits et la solidité de nos activités d’assurances essentielles », a néanmoins assuré le PDG. Les catastrophes naturelles ont aussi joué contre la filiale d’assurance-dommage Chartis, qui affiche un bénéfice opérationnel en baisse de 60% à 442M de dollars. L’ouragan Irène et la tempête tropicale Lee en sont pour beaucoup.

SunAmerica, division d’assurance vie et retraite, voit son bénéfice reculer lui aussi de 56% à 444M de dollars. AIG a annoncé en parallèle un programme de rachat d’actions à hauteur d’1 Md de dollars. 972M de dollars supplémentaires ont été remboursés au Trésor américain, qui entend encore récupérer 50Mds.

Robert Benmosche a estimé que la compagnie avait traversé au troisième trimestre « la parfaite tempête » mais qu’elle restait en bonne forme. Dans le cadre de simulations, « nous nous demandons régulièrement ce qui pourrait nous arriver si les marchés déclinaient de façon importante », si « l’écart des taux d’intérêt explosait », si « les taux de change commençaient à nous poser des problèmes » et si le groupe devait en plus affronter « une grande tempête » aux Etats-Unis ou « des typhons en Asie », a commenté Robert Benmosche au cours d’une téléconférence avec des analystes. « Nous avons eu l’opportunité au troisième trimestre de voir ce qui se passait quand un test de résistance devenait réalité », a-t-il ajouté.