Résultats 2010 : AG2R La Mondiale enregistre une forte hausse de son résultat net

AG2R La Mondiale

Pour l’exercice 2010, AG2R La Mondiale enregistre de bons résultats avec une hausse de son chiffre d’affaires et de la collecte de l’ensemble de ses activités. Le groupe de protection sociale enregistre surtout une forte augmentation de son résultat net.

Pour 2010, AG2R La Mondiale annonce 15,7Mds d’euros de collecte totale, en hausse de 3,6% par rapport à 2010. L’enseigne enregistre également (et pour la seconde année consécutive) une hausse de son chiffre d’affaires de 5,9%, à 8,1Mds d’euros.

« Nous considérons que 2010 a été une année réussie », déclare André Renaudin, directeur général d’AG2R La Mondiale. Dans le détail des activités, l’assurance-vie « épargne » représente 4,2Mds d’euros (+15,6% par rapport a 2009), l’assurance-vie « retraite » pèse 1,5Md d’euros (-13%), l’activité santé, soutenue par les accords de branches, représente 1,3Md d’euros (+4,6%). Enfin, l’activité prévoyance représente elle 1,1Md d’euros (+4,1%).

Le résultat net du groupe enregistre de son côté une forte hausse de 29,3%, à 279M d’euros, grâce notamment à une croissance des encours et une hausse de la rentabilité des affaires (soit un retour sur capitaux propres de 11,8%). Enfin, la marge de solvabilité de l’enseigne atteint 161% avec 2,6Mds d’euros de fonds propres.

En ce qui concerne les encours, le groupe de protection sociale enregistre des provisions techniques en hausse de 10,7% à 55,1Md d’euros, grâce notamment à une forte revalorisation des supports en UC. Les actifs d’AG2R La Mondiale sont en hausse de 8,8% ( soit 63,2Mds d’euros). « L’épargne salariale est aussi un pilier émergent de notre activité », précise M. Renaudin. « Avec 1Md d’actifs gérés, nous avons bénéficié d’une collecte soutenue et l’acquisition de la société Gérer S2E nous permet d’être confiant pour l’avenir », précise t-il.

Sortie de l’assurance-vie en rente dépendance

A la question de savoir quelle serait la meilleure solution pour financer le risque dépendance, « sortir en rente de l’assurance-vie est une bonne idée », explique André Renaudin. « Il y a un fort volume de contrats tenu par des retraités, et les besoins pour faire face à la perte d’autonomie concernent ces retraités. Pouvoir transformer une partie des provisions mathématiques de son contrat d’assurance-vie en rente dépendance de façon harmonieuse est une idée qui me semble parfaitement adaptée », ajoute t-il.

« En ce qui concerne le fait de rendre obligatoire un contrat d’assurance dépendance, je suis hésitant. Il faut savoir à quelle âge souscrire cette assurance, savoir qui la contrôlerait sans forcement en connaitre les conséquences. Toutefois, cette solution permettrait de résoudre assez simplement l’équation financière du risque dépendance. Je également convaincu qu’il faut arriver à un socle de solidarité nationale pour aider les personnes les plus en difficulté », conclut M. Renaudin.