Prévention routière : Les Français de plus en plus conscients des risques de la route selon un sondage publié par AXA Prévention

Les Français sont sensibles à la politique gouvernementale en matière de sécurité routière. Les deux tiers (67%) se sentent plus en sécurité sur la route. Ils prennent plus en compte l’alcoolémie au volant et la vitesse comme facteurs de dangerosité.

AXA Prévention a publié ce jeudi 2 avril un sondage réalisé par TNS Sofres sur les comportements routiers des Français, le « Baromètre » d’AXA Prévention.
Conscients des dangers de la conduite, les Français se déclarent sensibles à 53% des mesures gouvernementales de sécurité routière. Ils étaient 46% en 2006.

Des experts, cités par l’AFP, avancent la peur des contrôles et des radars dans l’efficacité de cette prise de conscience. En effet, les radars automatiques et le durcissement des verbalisations ont entraîné des comportements plus responsables sur la route, au point d’avancer un changement de mentalité. « Les gens sont plus calmes [au volant] » explique le professeur Claude Got, spécialiste de santé publique et de sécurité routière, cite par l’AFP.

L’alcool, première cause de mortalité sur les routes

Le changement de mentalité est encore plus flagrant sur les comportements délictuels. Ainsi, seuls 4% des français reconnaissent encore prendre le volant après avoir bu 4 ou 5 verres selon le Baromètre d’AXA Prévention, contre 14% en 2004. L’alcoolémie au volant subit de plein fouet la pression sociale et médiatique mais reste, depuis 2006, la première cause de mortalité routière.

La vitesse est-elle aussi peu à peu bannie. Sur autoroutes, les comportements évoluent mais tardent à changer en profondeur. Il reste encore 20% des Français qui estiment pouvoir rouler à 160-170 km/h sur les voies rapides et payantes, contre 29% en 2004. Les grands excès de vitesse (+ de 50 km/h, ndlr) sont de plus en plus rares mais la perception de la dangerosité de la vitesse n’est pas encore complètement admise.
Un effort de formation et d’information reste à faire, comme sur les comportements en ville, l’autre point noir de la sécurité routière.