Ouragan Maria : Un arrêté catastrophe naturelle qui fait débat

Le décret portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle publié au Journal officiel du 24 septembre dernier après le passage de l’ouragan Maria fait débat. Plusieurs élus guadeloupéens se sont émus que seules deux communes soient classées en vent cyclonique.

Le 24 septembre, le décret portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle après le passage de l’ouragan Maria aux Antilles françaises était publié au Journal officiel. Sur la soixantaine de communes concernées en Guadeloupe et en Martinique, seules deux ont fait l’objet d’un classement en vent cyclonique, a savoir Terre-de-Bas et Terre-de-Haut dans l’archipel des Saintes. Les autres ont été classées sous choc mécanique des vagues ou inondations et coulées de boue.

« Quand vous avez des vents qui arrachent tous les poteaux électriques, les arbres en Guadeloupe, on ne peut pas me dire que les vents ne dépassaient pas les 120 km/h. Donc aujourd’hui, nous attendons la remontée des dossiers de chaque commune pour qu’on puisse prendre un arrêté global sur toute la Guadeloupe », a lancé Ary Chalus, président de la région Guadeloupe. Pour rappel, depuis 2000, le régime des catastrophes naturelles est « activé » lorsque les vents dépassent les 145km/h en moyenne pendant 10 minutes, ou 215km/h en rafales dans les territoire ultra-marin. Dans le cas contraire, le risque est couvert par les garanties dites tempêtes, grêle, neige des contrats d’assurance.

« On avait pris l’engagement de publier un arrêté dans les 48 heures et on l’a fait, avec les données que nous avions », a répondu Annick Girardin, ministre des Outre-Mer, qui ajoute : « Nous allons travailler dossier par dossier, commune par communes, parce qu’il y a eu des dégâts importants, et il n’y a pas le niveau de vent qui peut être reconnu cyclonique (…) donc nous allons travailler pour apporter des réponses dans les jours à venir ».

Cette dernière a par ailleurs évoqué une indemnisation via le fonds de secours pour les Outre-Mer. Ce dernier vient en renfort du remboursement des assureurs ou pour indemniser les habitants non-couverts par un contrat d’assurance. « Personne ne sera oublié et des solutions seront trouvées pour tout le monde, que ce soit l’habitant, la collectivité ou que ce soit un agriculteur”, a promis la ministre.

Avec Agences