Notation : Une année à hauts risques pour l’assurance-vie, moins en dommages selon Moody’s

Des taux bas et la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs risquent de miner l’assurance-vie en 2013. L’assurance dommages tiendra mieux le choc.

Les perspectives mondiales 2013 seront négatives pour les assureurs-vie et stables pour les assureurs dommages, d’après les deux derniers rapports de l’agence de notation Moody’s sur les perspectives du secteur.

Standard&Poor’s prévoyait également un contexte très difficile pour l’assurance-vie dans un récent rapport.

Perspectives négatives pour l’assurance-vie

Du côté de l’assurance-vie, des taux d’intérêts de long terme proches de zéro vont continuer à peser sur les marges des sociétés d’assurances, « les rendements des investissements tendront progressivement vers les taux minimums garantis », prévoit Moody’s. De plus, le climat économique ne poussera pas les clients à souscrire des produits d’épargne.

Toutefois, « l’impact sera limité en 2013 car les assureurs pourront baisser encore les rendements sur les produits d’épargne», selon Moody’s. Les résultats des assureurs devraient donc être affectés après 2013. Cette année, les assureurs-vie seront d’autant plus poussés à se tourner vers les pays émergents (Asie, Amérique latine), à se concentrer et à s’orienter vers des actifs plus risqués.

Perspectives stables pour l’assurance dommages

Du côté des assureurs dommages, le secteur tient bon « car les assurances dommages corporels constituent des achats contraints et certains des risques qui y sont associés sont décorrelés de la conjoncture », note Moody’s. C’est plutôt le cas de assurances individuelles (automobile, habitation).

Mais pour les assurances des professionnels (protection de la propriété, RC entreprise, assurances marine, énergie) la dégradation du climat économique a tendance à limiter la prise de risque des clients, le besoin de certaines assurances donc le volume des primes.

Pour compenser ces effets, les assureurs ont eu tendance à augmenter leurs prix et s’orienter vers d’autres marchés.