Auto assurance / Voyage : Les Pays-Bas ont mis en place un fonds pour aider les voyagistes

Le « Fonds pour les calamités », créé en 2000 à l’initiative de tours opérateurs néerlandais, soucieux d’être aidés financièrement en cas de force majeure, est unique au monde, selon sa porte-parole, interrogée mardi par l’AFP.

Ce fonds est essentiellement destiné à rembourser les agences de voyages qui doivent par exemple rapatrier et dédommager leurs clients « en cas de force majeure, comme une guerre ou une catastrophe naturelle », selon Carin Beckers, porte-parole de ce « fonds pour les calamités ».

« Si une agence doit adapter le voyage de ses clients déjà sur place en raison d’un cas de force majeure, le fonds rembourse les frais supplémentaires liés à cette adaptation », a expliqué la porte-parole. « Comme au Chili en janvier, quand une partie des aéroports étaient bloqués ».

« D’après ce que nous savons, c’est unique au monde », a ajouté Mme Beckers, selon laquelle les membres de la Fédération néerlandaise des agences de voyage (ANVR) sont obligés d’adhérer au fonds. Environ 300 agences de voyage, « petites ou grandes », en sont membres.

Le « fonds pour les calamités » est principalement financé par les voyageurs eux-mêmes, qui payent à cet effet 2,5 euros par réservation et par tranche de 9 personnes. « Une seule réservation pour 10 personnes, ce sera 5 euros », souligne Mme Beckers.

Plus de 7M d’euros ont été dépensés fin 2010 par le « fonds pour les calamités » depuis sa création, selon Mme Beckers. Celle-ci s’attend à ce que le fonds dédommage ses membres à hauteur de 2M d’euros en raison des frais liés au rapatriement et à l’indemnisation de quelque 5.000 touristes qui se trouvaient en Égypte et en Tunisie en janvier.

Une commission indépendante décide au cas par cas si une situation constitue un « cas de force majeure ». La commission regroupe des représentants de la Fédération néerlandaise des agences de voyage et de la Fédération néerlandaise du Tourisme ainsi qu’un représentant du ministère néerlandais des Affaires étrangères qui a un rôle consultatif.

Depuis 2000, près d’une centaine de situations ont été qualifiées de « cas de force majeure » par cette commission, dont le tremblement de terre au Chili en février 2010 et le nuage de cendres provoqué en avril 2010 par l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll.

LA HAYE, 8 février 2011 (AFP)