Gestion du risque climat : les assureurs français se distinguent

developpement durable ecologie environnement
developpement durable ecologie environnement

Le classement mondial des assureurs réalisé par l’AODP (Asset Owners Disclosure Project) place plusieurs compagnies françaises parmi les meilleurs gestionnaires du risque climat.

Quatre assureurs français se trouvent dans les 10 premiers assureurs mondiaux en matière de gestion du risque climatique au sein de leurs actifs financiers (116 compagnies d’assurance passées au crible), selon une étude réalisée par l’AODP (Asset Owners Disclosure Project). Axa arrive 2e, MAIF 6e, Crédit Agricole Assurances 9e et CNP Assurances 10e. Une performance notable, d’autant plus que la France est le seul pays au monde à « placer » quatre assureurs à ce niveau de classement et à n’en compter aucun en bas de tableau. Toujours parmi les assureurs mondiaux, les Français Natixis Assurances et Scor se classent respectivement 35e et 18e, tandis que Groupama est le moins bien évalué, à la 69e place du classement.
C’est le groupe Aviva qui arrive en tête du classement des assureurs mondiaux (c’est aussi le seul assureur noté A), tandis qu’Allianz est classé 3e et la compagnie chinoise PICC 4e.

A la traîne derrière les fonds de pension

Néanmoins, l’assurance mondiale (et française) reste à la traîne en termes de gestion du risque climatique par rapport aux fonds de pension (324 sociétés étudiées par AODP). En prenant en compte ces derniers, les assureurs sont, là, loin du Top 10 : Aviva arrive par exemple 22e, Axa 40e, MAIF 72e, Groupama 257e. Parmi les facteurs pénalisants par rapport aux fonds de pension, citons entre autres le fait que les assureurs n’évaluent quasiment pas le risque de dévalorisation de leurs actifs (seuls 1% d’entre eux le font), qu’une minorité d’entre eux (8%) emploient du personnel pour évaluer le risque climat de leur portefeuille d’actifs, ou encore que leurs investissements dans des actifs bas carbone soient marginaux (0,2% des actifs). « Le changement climatique constitue une double menace pour les assureurs : ils sont exposés à la hausse des sinistres liée aux impacts du réchauffement, et les portefeuilles d’investissement qui doivent leur permettre de faire face aux sinistres sont exposés au risque climat lié à la transition vers une économie bas-carbone« , constate Julian Poulter, directeur d’AODP, dans un communiqué.