Economie sociale et solidaire : Aviva remet 10 millions d’euros sur la table

Aviva France renouvelle son investissement de 10M d’euros injectés dans l’économie sociale et solidaire. Quatre projets ont bénéficié d’une partie de la première enveloppe versée l’année dernière.

OAT contre ESS, Aviva a fait son choix. Les taux des obligations continuent leur chute et Aviva cherche à diversifier ses actifs pour trouver de nouveaux rendements. L’an dernier, l’assureur avait déjà mis 10M d’euros sur la table dans l’économie sociale et solidaire. Il renouvelle son investissement cette année portant l’enveloppe totale à 20M d’euros. Ils viennent alimenter le fonds “Aviva Impact Investing France”.

Quatre projets ont bénéficié de cette manne jusque-là :

  • Le Relais (500.000€) : il s’occupe du tri, de la collecte et de la valorisation du textile.
  • Centimeo (500.000€) : il exploite et installe des distributeurs ne vendant que des produits dont le prix est inférieur à 10 centimes.
  • La Varappe (350.000€) : une entreprise d’insertion dans les secteurs du travail temporaire et de la performance énergétique.
  • Sunna Design (500.000€) : une société qui conçoit et commercialise des lampadaires LED solaires dédiés à l’éclairage public dans les zones rurales ou non équipées du globe.

Toutes ces entités ont un point commun : elles disposent de marges de croissance importantes, mais manquaient de fonds pour passer à l’étape supérieure de leur développement. Pour Sunna design, il s’agit par exemple de créer une usine pour industrialiser la production des lampadaires et répondre à des appels d’offres.

Ces marges de croissance laissent entrevoir des rendements intéressants pour le fonds Aviva qui table sur 4% à 5% sur des investissements de long terme (entre 5 et 7 ans). Placé sous la gouvernance du Comptoir de l’Innovation, le fonds a, pour le moment, investi 1,85M d’euros. “Les premiers 10M d’euros seront investis d’ici au mois de juin”, indique Nicolas Hazard, président du Comptoir de l’Innovation.

D’autres entreprises devraient donc bénéficier de cet apport financier. “Les candidats que nous choisissons ont impact social fort et présentent des fondamentaux financiers forts”, explique Philippe Gravier, directeur général délégué d’Aviva Vie.