Crash AF 447 : Le directeur général d’Air France a rencontré les familles à Rio et revient sur le versement des indemnisations

    Le directeur général d’Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon, a rencontré mercredi à Rio de Janeiro les familles des victimes du vol AF 447 Rio-Paris, un mois après l’accident qui a fait 228 morts.

    M. Gourgeon a assisté à une messe à l’église de l’Imaculada Conceiçao, dans le quartier de Botafogo, et a rencontré pendant une heure et demie quelque soixante-dix familles, en majorité brésiliennes mais aussi de plusieurs autres nationalités. Il devait aussi remercier les autorités brésiliennes pour leur aide.

    Des ressortissants de trente-deux nationalités – dont 72 Français et 59 Brésiliens – étaient à bord de l’Airbus A330 d’Air France qui s’est abîmé au milieu de l’Atlantique dans la nuit du 31 mai au 1er juin.

    “Nous leur avons présenté ce qu’on sait, ce qui est très limité, et avons surtout voulu répondre à leurs questions”, en particulier sur l’identification des 51 corps repêchés, a déclaré M. Gourgeon à l’AFP. “Le travail d’identification avance bien et il y a maintenant trente victimes au total qui ont été identifiées”, a-t-il indiqué. La dernière information sur ce point faisait état de quatorze corps identifiés.

    Parmi ces personnes figurent notamment des Brésiliens, des Français, des Britanniques et des Allemands.

    M. Gourgeon a aussi indiqué qu’une autre préoccupation des familles concernait les indemnisations. Il a rappelé qu’une première avance d’urgence de 17.500 euros avait été attribuée à chaque famille de victime et que, ensuite, l’assureur, après un examen précis de chaque cas, fera une proposition d’indemnisation que les familles peuvent accepter, refuser ou négocier.

    Le directeur-général d’Air France a aussi souligné que le premier rapport du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) publié est “une étape significative” mais il “ne donne pas de réponse à la question de savoir ce qui s’est passé exactement, quel enchaînement de causes a provoqué cet accident”. Il a souligné que, de ce point de vue, “il est capital de retrouver les boîtes noires” qui ont enregistré les données du vol.

    La France poursuit avec d’importants moyens sous-marins la recherche de ces enregistreurs qui gisent au fond de l’océan, bien que le Brésil ait décidé le 26 juin d’arrêter les recherches en surface des corps et débris de l’avion.

    Pierre-Henri Gourgeon a souligné que les boîtes noires étaient conçues pour émettre au minimum pendant un mois et pouvaient donc envoyer des signaux au-delà de ce délai. “Les opérationnels pensent que tout espoir n’est pas perdu”, a-t-il affirmé. “Pendant les deux, trois voire quatre semaines qui viennent tous nos espoirs sont fondés sur le fait que l’on puisse récupérer les boîtes noires”, a souligné le dirigeant d’Air France. “Si on ne les retrouve pas, on sera obligé de faire beaucoup d’hypothèses”.

    Il a ainsi réitéré avec force qu'”il n’y a pas aujourd’hui de certitude” sur le fait que les nouvelles sondes Pitot installées sur tous les Airbus A330/340 d’Air France soient plus efficaces que les anciennes, “il y a une indication que c’est possible”.

    Les anciennes sondes Pitot, qui contrôlent la vitesse de l’avion, ont été montrées du doigt par les pilotes qui ont fait pression pour que la compagnie les change rapidement.

    AFP