Courtage : Droit de réponse de la société ASSOR et de M. Stéphane VERDEIL

Suite à l’article publié le vendredi 12 avril sur la situation du courtier Assor, nous avons reçu, de la part d’Assor et de M. Stéphane Verdeil ce droit de réponse (PDF) que nous publions in extenso.

Nous nous étonnons que vous ayez cru pouvoir mettre en ligne l’article intitulé “Courtage : Des clients aux assurés, ASSOR a-t-il abusé tout le monde ?”, intitulé par la suite: ” Assor, chronique d’un désastre annoncé ?” Ainsi, outre des appréciations particulièrement malveillantes à l’égard de notre entreprise, de son dirigeant, de ses collaborateurs, cet article comporte des inexactitudes factuelles flagrantes.

1) Un mandataire ad hoc est désigné à la demande d’une entreprise. Le mandataire Ad Hoc ne gère pas l’entreprise. La direction conserve l’entière responsabilité de la gestion de cette dernière. A noter qu’un mandataire Ad Hoc ne peut être nommé si une entreprise est en cessation de paiement.

2) L’interprétation faite sur les chiffres avancés dans l’article est partielle, partiale, fausse et obsolète.

3) Assor France a fait tous ses efforts pour réduire les délais de paiement aux assurés et à l’exception du cas Swiss Life qui a été mis face à ses responsabilités par l’ACP en temps et en heure, il n’y a, à ce jour, aucun retard de paiement aux assurés Santé.

4) S’agissant des propos de Monsieur Alain Picton que vous rapportez, nous vous précisons que c’est Assor France qui a d’abord engagé une action contre les sociétés qu’il dirige de fait, en raison d’un détournement de portefeuilles d’Assor France. Nous vous précisons également qu’Assor France a réclamé aux sociétés dirigées par Monsieur Alain Picton le remboursement de commissions trop perçues (à hauteur de plusieurs centaines de milliers d’euros), raison pour laquelle Assor France a opéré une compensation avec les
loyers dont elle est redevable (et qui sont sans commune mesure avec les sommes dues à Assor France par les sociétés de Monsieur Alain Picton)

5) Assor France continue à travailler avec des partenaires en IARD et en Santé, qui lui font
confiance, et qui font confiance à ses équipes.

6) La plateforme d’appels en Tunisie a été fermée en 2011. Tous les appels sont aujourd’hui traités par nos Plateformes localisées en France et les statistiques de notre taux de décroché téléphonique avoisinent à ce jour les 90%.

7) Si Assor France peut connaître certains retards dans le règlement des commissions à ses apporteurs, elle n’a jamais procédé à un détournement de portefeuilles de courtiers, ceux-ci ne lui appartenant pas. En revanche et pour préserver l’actif de ces courtiers, Assor France a fait son maximum pour replacer leurs portefeuilles dans de bonnes conditions auprès d’un ou de plusieurs acteurs du monde de la Santé.

8) Si Assor France a bien reçu des précomptes de la part de compagnies, elle les a intégralement reversés à ses courtiers apporteurs. Ce mécanisme du précompte correspond à la pratique habituelle des compagnies en Santé.

9) La dette d’ASSOR France auprès des courtiers est négative. Les avances en précompte faites aux courtiers n’ayant pas été amorties, le montant de la dette due à ce titre par un grand nombre de courtiers auprès d’Assor France s’élève à ce jour à plusieurs millions d’euros.

10) Par ailleurs, il est encore faux d’écrire que les assureurs ou les mutuelles auraient été
abusés et « dépassés ». Tous les porteurs de risques partenaires d’Assor France ont régulièrement et scrupuleusement exercé leurs droit d’audit et n’ont soulevé aucun des griefs énoncés dans l’article.

11) S’agissant de Macifilia et ses pertes, elles sont sans lien avec Assor France: pour des raisons qui lui sont propres, Macifilia a procédé brutalement à des résiliations massives de portefeuilles auprès de principaux acteurs de la place, et pas seulement au préjudice d’Assor France. Cela a d’ailleurs valu à Macifilia d’être poursuivie en justice. Par ailleurs les portefeuilles résiliés par Macifilia ont été transférés auprès d’un grand acteur de la place et donnent des résultats techniques très satisfaisants.

12) S’agissant de Pasteur Mutualité, il est inexact d’écrire que le partenariat avec Assor serait du ressort de l’ancienne direction, tous les accords ayant été approuvés, et signés par le Président et par certains des dirigeants toujours en fonction. Par ailleurs, c’est bien Pasteur Mutualité (et non son ancien dirigeant) qui a perçu des jetons de présence pour siéger au conseil de surveillance d’Assor, ce qui était d’autant plus normal que cette mutuelle avait choisi de développer un partenariat stratégique avec Assor avec, à terme, l’intention d’entrer au capital de la société (Pasteur Mutualité est d’ailleurs porteur de bons de souscription d’actions au niveau de la maison-mère d’ASSOR). C’est d’ailleurs le revirement brutal et inexpliqué de Pasteur Mutualité à la fin de l’année 2012, qui après avoir financé Assor en toute connaissance de cause, a choisi de résilier brutalement les contrats de Groupe. Cette décision unilatérale a conduit aux difficultés actuelles, puisqu’elle a, d’un coup, privé Assor France de plus de 10 millions d’euros de commissions.

Stalis Holding
Par Monsieur Stéphane Verdeil

Assor France SAS
45, rue Cortambert – 75116 Paris